Résumé : Principles for Dealing with the Changing World Order – Ray Dalio

L’ordre du monde change ! L’écart de puissance entre les Etats-Unis et la Chine semble se réduire à grand pas. Dans ce livre, Principles for Dealing with the Changing World Order,   l’investisseur et gestionnaire de fonds Ray Dalio explique pourquoi les états réussissent et s’effondrent inexorablement. Il partage des conseils pour évoluer dans ce monde changeant. Par dessous-tout, il met en évidence des principes universels et intemporels. Du fait que le contenu du livre est très dense, cette synthèse se découpe en deux parties. 

Dans un premier temps, nous nous plongerons dans une analyse des grandes dynamiques qui se produisent inlassablement en identifiant les facteurs à l’origine de ces changements.

Dans un second temps, nous dresserons une rapide synthèse de l’évolution de l’ordre mondial au cours des cinq derniers siècles qui nous amènera à étudier la situation actuelle. C’est parti !

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Résumé : Principles for Dealing with the Changing World Order – Ray Dalio

Comprendre l’avenir en s’inspirant du passé

Ray Dalio nous plonge dans une analyse fascinante des cycles historiques des monnaies et des états pour nous aider à comprendre l’évolution de monde. Malgré des différences radicales entre les époques (au niveau des systèmes politiques, des modes de vie ou des technologies…), il existe de grandes dynamiques qui se produisent inlassablement. Par exemple, on observe de multiples similitudes entre la période des années 1930-1945, la montée et la chute de l’empire britannique ou encore l’histoire des dynasties chinoises. Les mêmes mécanismes sont à l’origine de la prospérité puis du déclin de toutes les nations. Aucune n’échappe à ces cycles. Dit autrement, les phénomènes majeurs auxquels on risque d’assister au cours de notre vie se sont produits à maintes reprises. C’est pourquoi, il est pertinent d’étudier le passé pour se préparer au changement à venir.

Les schémas prévisibles d’ascension et de chute

Les grands dynamiques qui décrivent l’évolution des empires se caractérisent par : 

    • des périodes de paix et de prospérité marquées par un boom de la créativité et une hausse du niveau de vie.
    • des périodes de dépression, de révolution et de guerre durant lesquelles les luttes pour la richesse et le pouvoir entraînent des changements brutaux. 

A notre échelle individuelle, l’enjeu est de comprendre où nous en sommes dans ces cycles afin de prévoir ce qui pourrait advenir.

Les trois forces majeures à surveiller

Ray Dalio identifie trois forces à observer : 

    1. Le cycle de la dette et des marchés de capitaux à long terme car il façonne profondément l’économie mondiale. Actuellement, les faibles taux d’intérêt remettent en question la valeur de l’argent.
    2. Le cycle de l’ordre et du désordre internes, c’est-à-dire, les écarts de richesse, de valeurs et l’état du pouvoir politique. De nos jours, la situation est propice aux conflits internes.
    3. Le cycle de l’ordre et du désordre externes. Il s’agit des relations entre les différentes forces mondiales. Pour la première fois depuis des décennies, les États-Unis font face à un véritable rival (la Chine), qui progresse rapidement et remet en question l’ordre mondial actuel.

Se préparer à être surpris

Même si les transformations à l’origine des dynamiques globales sont inévitables et la plupart du temps imprévisibles, plusieurs principes restent intemporels pour s’adapter à ces changements. L’auteur structure ses enseignements en trois parties : 

    • Une synthèse simplifiée des leçons apprises en observant l’histoire des différents empires
    • Une analyse approfondie des plus grands empires monétaires des 500 dernières années
    • Une réflexion sur ce que ces leçons historiques signifient pour l’avenir.

Partie 1 : Une vue d’ensemble du fonctionnement du monde

Comprendre les grands cycles

Les mécanismes cycliques qui régissent les changements de l’ordre mondial proviennent des dynamiques économiques et politiques. Dans les très grandes lignes, ce processus comprend une phase de progression ascendante : la productivité humaine augmente, la richesse s’accroît et le niveau de vie s’améliore. Puis, il y a une stagnation durant laquelle les écarts se creusent et le pouvoir et la richesse se concentrent à l’excès. Il s’ensuit une période de récession brusque marquée par des crises, révolutions ou guerres civiles qui aboutissent à un nouvel ordre mondial.

Un monde en perpétuel changement

Les progression puis chutes d’empires sont légions au cours de l’Histoire. Autour de la méditerranée, l’empire romain s’est imposé durant les premiers siècles après Jésus Christ avant de s’effondrer. En Orient, la Chine a dominé pendant des siècles avant de décliner au 19e siècle. En Europe, le Royaume-Uni a prospéré au 19e siècle avant d’être dépassé par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, l’occident est en déclin relatif, tandis que la Chine renforce sa position. Bref, l’ordre du monde est en perpétuel changement.

Les 8 facteurs de la richesse et du pouvoir

Ray Dalio identifie huit critères qui déterminent la force d’une nation :

    1. L’éducation.
    2. La compétitivité.
    3. L’innovation et la technologie.
    4. La production économique*.
    5. *Sa part dans le commerce mondial.
    6. La puissance militaire.
    7. La force des centres financiers.
    8. Le statut de monnaie de réserve.
Le cycle archétypal

 

Ces facteurs évoluent tout au long des cycles. 

    • La période de prospérité est marquée par une faible dette, une cohésion sociale, une éducation solide, une paix guidée par des puissances dominantes.
    • Le sommet de la courbe se caractérise par des excès : une forte dette,un creusement des écarts de richesse, une baisse de l’éducation et des infrastructures, des conflits internes et des rivalités internationales.
    • Le déclin est une phase douloureuse de restructuration et de conflits, où un nouvel ordre se crée, ouvrant la voie à une nouvelle période de prospérité.

Du point de vue occidental, nous sommes actuellement proches de la fin d’un long cycle d’endettement. Les gouvernements et les banques centrales tentent de combler leurs déficits en empruntant et en imprimant de l’argent. Les écarts de richesse s’accroissent, les conflits se multiplient et les crises comme les pandémies mondiales exacerbent ces tensions.

Les Déterminants

Pour comprendre le fonctionnement de cette « machine au mouvement perpétuel », Ray Dalio observe les interactions entre les systèmes de gouvernance. Il établit une vingtaine de déterminants caractéristiques que l’on peut regrouper en deux principaux types : 

    • Les déterminants hérités 
    • le capital humain
Les déterminants hérités 

Les déterminants hérités incluent, entre autres, la géographie, la géologie, la généalogie et le climat, les catastrophes naturelles. Ces éléments influencent le développement et la prospérité d’une nation car ils sont la base sur laquelle elle construit son bien-être.

Les déterminants correspondants au capital humain

L’histoire montre que la manière dont les gens se comportent est le déterminant le plus important. Le capital humain est plus durable que les ressources naturelles, car il ne s’épuise pas avec le temps. Par “capital humain”, l’auteur regroupe de multiples facteurs. 

    • D’abord il y a les moteurs de nature humaine, tels que l’intérêt personnel (survie), la quête de richesse et de pouvoir, le pouvoir d’achat, la capacité à tirer des leçons de l’histoire, et l’innovation humaine (qui est la plus grande force évolutive). 
    • On retrouve également les déterminants culturels. La culture façonne les comportements collectifs et influence la capacité d’une société à s’adapter et à prospérer.
    • Les interactions entre individus ainsi que l’équilibre des pouvoirs sont également des facteurs à observer. Les écarts de richesse, les luttes de classe ou encore les cycles politiques gauche-droite ont un fort impact sur la destinée d’un pays.

L’équilibre des forces

En tout cas, le grand cycle de l’équilibre des pouvoirs se décline en cinq étapes :  

    1. La formation d’alliances autour de visions communes
    2. La guerre pour déterminer les vainqueurs et les perdants.
    3. Des luttes de pouvoir entre les vainqueurs.
    4. Une période de paix et de prospérité qui conduit à des excès et des disparités de richesse et d’opportunités
    5. Des conflits croissants qui entraînent des changements révolutionnaires et un nouveau cycle

Le grand cycle de la monnaie, du crédit, de la dette et de l’activité économique

Les moteurs de la plupart des nations et des individus sont la quête de pouvoir et la réussite financière. L’huile qui détermine l’efficacité du système sont la monnaie et le crédit. Pour comprendre l’évolution de l’ordre mondial, il est indispensable de comprendre la mécanique de l’argent.

Les principes intemporels et universels de la monnaie et du crédit 

Toutes les entités (individus, entreprises, organisations à but non lucratif et gouvernements…) partagent des réalités financières similaires. Ils reçoivent de l’argent (revenus), en dépensent (dépenses), et le solde entre les deux constitue leur revenu net. S’ils dépensent plus qu’ils ne gagnent, les options sont restreintes : puiser dans l’épargne ou emprunter pour combler l’écart. Dès lors que les actifs d’une entité sont insuffisants pour couvrir ses dettes, elle doit réduire ses dépenses ou faire face à la faillite. Le remboursement des dettes est un facteur qui a une influence majeure sur la stabilité économique.

La dette, l’équité et l’importance des banques centrales 

L’impression de monnaie par l’intermédiaire des banques centrales est un moyen de soutenir la dette et de conserver la valeur de sa devise. Avoir une monnaie de réserve confère à un pays un pouvoir économique et géopolitique immense. On appelle  « monnaies de réserve » les quelques devises largement acceptées à l’échelle mondiale, comme le dollar. En tout cas, il est capital de comprendre que la valeur des monnaies fluctue.

La valeur de l’argent

L’argent représente un moyen d’échange qui permet d’allouer les ressources efficacement et peut aussi servir de réserve de valeur. Cependant, la plupart des monnaies actuelles n’ont aucune valeur intrinsèque (ce ne sont que des inscriptions comptables modifiables) qui tendent à s’effondrer périodiquement.

Distinguer : monnaie, crédit et richesse 

Les banques centrales ont pour rôle de réguler l’offre et la demande de monnaie et de crédit afin d’influencer l’économie. Bien que l’on associe la monnaie et le crédit à la richesse, ils ne sont pas synonymes. Contrairement aux deux autres, la richesse découle directement de la productivité. Les cycles économiques sont souvent mal compris en raison de cette confusion.

Le cycle d’endettement à long terme 

Pour comprendre l’activité économique, il convient d’observer le cycle d’endettement à long terme. Il suit six étapes :

    • Étape 1 : Au départ, les entités ont peu ou pas de dettes. Leur monnaie est considérée comme “dure”
    • Étape 2 : Ensuite, la monnaie évolue au fur et à mesure de revendication (besoin de faciliter les échanges, faire des prêts/crédits…). C’est à ce moment que les billets de banque et la monnaie papier apparaissent.
    • Étape 3 : L’accès au crédit est facilité et l’endettement augmente.
    • Étape 4 : Il s’ensuit inévitablement des défauts de paiement, des dévaluations et une crise de la dette. C’est à ce moment que l’on assiste à l’impression de monnaie et la rupture du lien avec la monnaie dure.
    • Étape 5 : Cela entraîne le passage à la monnaie fiduciaire, qui accentue la dépréciation de la monnaie.
    • Étape 6 : Cette dévaluation déclenche des “bank runs” et une fuite vers les actifs tangibles
Les 3 types de systèmes monétaires

En résumé, il existe trois types de systèmes monétaires à travers l’histoire :

    1. La monnaie « dure »
    2. La monnaie papier
    3. La monnaie fiduciaire

Le premier est le plus restrictif car l’offre de monnaie dépend des ressources physiques. Le second permet une création plus facile d’argent, mais conduit souvent à des crises bancaires. Le troisième type repose entièrement sur la confiance et échoue lorsque cette confiance disparaît. Tout système monétaire traverse des cycles répétitifs durant lesquels la création de dettes se solde par la dévalorisation de la monnaie.

L’évolution de la valeur de la monnaie

Au lieu de se concentrer sur la valeur de leurs actifs financiers (actions, biens immobiliers, etc.), il est préférable de se focaliser sur les questions de valeur monétaire, car la fluctuation massive des devises a un impact majeur sur le pouvoir d’achat.

Vers une dévaluation universelle de chaque devise

Au cours de l’Histoire, toutes les monnaies se dévaluent et/ou disparaissent. Depuis 1700, environ 750 monnaies ont existé, mais seulement 20 % d’entre elles subsistent encore aujourd’hui, mais elles ont toutes connu des dévaluations. Notons deux choses à ce niveau : 

    • Les grandes dévaluations monétaires se produisent généralement brusquement lors de crises de la dette.
    • La dévaluation des monnaies se mesure par rapport à l’or, qui est considéré comme une valeur refuge stable.
Performance de la monnaie

Entre 1850 et aujourd’hui, les devises productrices d’intérêt ont offert un rendement moyen annuel de 1,2 %, contre 0,9 % pour l’or. Toutefois, ces rendements varient énormément selon les périodes et les pays. Depuis l’ère des monnaies fiduciaires modernes (après 1912), le rendement réel des devises est négatif (-0,1 %), tandis que l’or a connu un rendement moyen de 1,6 %. 

Il est particulièrement risqué de conserver de la monnaie productrice d’intérêt comme réserve de valeur à la fin des cycles d’endettement, car l’inflation peut diminuer significativement le pouvoir d’achat. On peut retenir que les monnaies perdent inévitablement de leur valeur par rapport aux actifs financiers, mais aussi face aux biens et services.

Le grand cycle de l’ordre et du désordre interne

Les comportements des individus et les relations humaines influencent drastiquement les résultats sociétaux. Chaque pays possède des systèmes qui régissent ces comportements et influencent les résultats économiques, sociaux et politiques. Cet ordre interne évolue et se répète, alternant entre des périodes de stabilité et des périodes de conflits internes.

Les six étapes du cycle interne 

Le cycle interne d’une société se déroule en six étapes :

    1. Un nouvel ordre débute lorsqu’un nouveau leadership prend le pouvoir et le consolide. La clé réside dans la création d’un système capable de générer de la prospérité pour la majorité de la population, en particulier pour la classe moyenne. 
    2. Les systèmes de répartition des ressources et les bureaucraties gouvernementales se mettent en place et s’affinent
    3. Il s’ensuite une période de paix et de prospérité
    4. Les excès apparaissent au niveau des dépenses / dette et les écarts de richesse se creusent.
    5. La situation financière se détériore et mène à des conflits intenses. Par exemple, les tensions augmentent lorsque les gouvernements tentent d’augmenter les taxes, les impôts ou réduire les dépenses.
    6. L’éclatement de mouvements révolutionnaires provoquent la modification profonde de l’ordre interne. Un nouveau leadership émerge et le cycle recommence… . 

Les pays évoluent à des stades différents de ce cycle, ce qui génèrent des dynamiques complexes qui affectent l’ordre mondial. 

Productivité, dépenses, bureaucraties, divisions

Le point capital à comprendre est que la prospérité durable d’une nation repose sur une productivité qui profite à tous. Pour cela, la création de dette et de monnaie doit être investie dans des gains de productivité plutôt que d’être distribuée sans rendement. Si l’argent est mal utilisé, cela dévalue la monnaie et réduit le pouvoir d’achat de l’État et des individus.

À mesure que le cycle avance, la bureaucratie devient un obstacle à la prise de décisions sensées ce qui augmente la difficulté à gérer les crises. Les périodes de troubles amplifient les divisions sociales et les individus se regroupant en classes rivales. Lorsque les causes idéologiques dépassent l’importance du système de prise de décision, le système est en danger. Si chacun défend sa cause à tout prix au détriment des règles, les mouvements révolutionnaires et l’effondrement sont proches. Ces révolutions surviennent lorsque les systèmes de résolution des désaccords cessent de fonctionner. Ces changements brutaux amènent à une restructuration radicale des richesses et du pouvoir politique.

Notons que les puissances étrangères ont un rôle non négligeable dans les guerres civiles puisqu’elles cherchent à influencer l’issue en fonction de leurs intérêts.

Le grand cycle de l’ordre et du désordre externe

Sur la scène internationale, les relations entre pays sont davantage dictées par des dynamiques brutales de pouvoir que par des lois ou institutions partagées. Les relations internationales reposent davantage sur la loi du plus fort que sur des institutions et des règles claires.

Les types de guerres et leurs imprévisibilité

Ray Dalio expose cinq principales catégories de conflits : 

    • les guerres commerciales/économiques
    • les guerres technologiques
    • les guerres de capitaux
    • les guerres géopolitiques
    • les guerres militaires. 

Les guerres totales surviennent lorsque des conflits liés à des enjeux existentiels (indispensables à la survie d’un pays) sont insolvables par des moyens pacifiques. La guerre décide quel camp imposera sa volonté dans les relations internationales futures.

Deux certitudes qualifient toute guerre : 

    • leur déroulement est imprévisible
    • le résultat est toujours bien pire qu’imaginé
La gestion des crises et des conflits

L’évolution de l’ordre mondial est indissociable de la force militaire et la force économique de chaque nation. Ces deux forces sont étroitement liées car la capacité à dépenser plus que ses rivaux est un atout crucial. Le risque majeur survient lorsque deux puissances possèdent des forces militaires comparables et des divergences existentielles irréconciliables. Dans ces situations, les négociations sont privilégiées puisqu’elles évitent les affrontements qui se soldent toujours par un coût en vies humaines et en ressources intolérables. L’enjeu réside davantage dans l’obtention des gains sans sacrifier l’essentiel. 

Plutôt que de s’engager dans un conflit armé direct, les nations se lancent d’abord dans des guerres économiques. Les outils financiers comme la confiscation de biens, le blocage de l’accès aux marchés de capitaux, et l’imposition d’embargos ou de blocus sont utilisés comme des armes. Ces mesures visent à affaiblir l’adversaire sans interventions armées, puis d’exploiter les faiblesses créées pour obtenir des gains stratégiques. 

En cas de guerre militaire, la capacité d’un pays à supporter la douleur infligée (en termes de pertes humaines et matérielles) est souvent plus déterminante que sa capacité à infliger des souffrances à l’ennemi. Des politiques économiques spécifiques pour maintenir l’effort de guerre, comme l’impression de monnaie, la restructuration des dettes et des programmes de dépenses gouvernementales massifs, visent également à soutenir l’armée tout en assurant la stabilité économique interne.

En résumé, les cycles d’ordre et de désordre entre les pays suivent des schémas récurrents, influencés par des dynamiques de pouvoir, des crises économiques, et des conflits existentiels. Si les relations entre nations sont moins encadrées par des lois que les relations internes, elles sont davantage dictées par la force et la résilience économique et militaire.

Conseils pour investir à la lumière du grand cycle

Du point de vue d’un investisseur, il est essentiel de comprendre que les dynamiques des marchés financiers suivent des schémas récurrents influencés par les grands cycles des nations. Conscient de cette cyclicité historique, il est impératif de se protéger contre de futurs bouleversements en diversifiant ses stratégies et en restant prudent face à l’incertitude. 

Gardons en tête que le capitalisme et les marchés financiers se caractérisent toujours par des phases d’expansion et de contraction. Quatre principaux facteurs impactent directement les fluctuations économiques globales. : la croissance, l’inflation, les primes de risque et les taux d’actualisation. Le but est d’analyser les grandes tendances à la lumière de ces quatre composantes

Pour ce faire, Ray Dalio dresse dans la suite du livre une cartographie des cycles passés pour mieux comprendre l’état actuel de l’ordre mondial afin de pouvoir anticiper les scénarios futurs.

Partie 2 : Comment le monde a fonctionné durant les 500 dernières années

Voici un résumé de l’évolution de l’ordre mondial au cours des cinq derniers siècles.

Un résumé très succinct des 500 dernières années

Le monde en 1500

Au 16e siècle, le monde est perçu comme beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui, car les communications et déplacements sont extrêmement limités. Les États-nations n’existent pas ; le pouvoir est concentré entre les mains de familles dirigeantes exerçant un contrôle sur divers territoires. Les religions et leurs leaders exercent une influence majeure. La science moderne n’a pas encore émergé. La société est aussi nettement moins égalitaire, car constituée de hiérarchies rigides et d’inégalités profondément ancrées.

On distingue plusieurs empires mondiaux en 1500 :

    • L’Europe, où plusieurs puissances se disputent ce continent, sans qu’un ordre mondial structuré se dessine.
    • L’Asie, où des empires dynastiques (notamment en Chine et en Inde) dominent cette région du monde avec des sociétés bien établies.
    • Le Moyen-Orient, dominé par l’Empire ottoman dont l’influence s’étend sur une grande partie de l’Europe du Sud et de l’Asie.
    • Les Amériques peuplées par des civilisations indigènes comme les Aztèques et les Incas qui prospèrent avant l’arrivée des Européens.
    • L’Afrique qui se compose de royaumes et d’empires puissants, mais reste peu connectée au reste du monde notamment au niveau du commerce international.

Les événements majeurs depuis 1500

Depuis 500 ans, l’évolution de l’ordre mondial s’accélère à cause de changements profonds qui façonnent le monde moderne :

    • La Révolution commerciale (12e siècle – 16e siècle) : D’abord centrée dans les cités-États italiennes, cette période marque l’essor du commerce et de la finance modernes. Par exemple, Venise était réputée pour faciliter l’emprunt à des taux d’intérêt raisonnables.
    • La Renaissance (15e siècle – 17e siècle) est considérée comme l’une des époques les plus créatives de l’histoire. L’invention de l’imprimerie au milieu du 15e siècle permet une diffusion rapide des idées et des connaissances.
    • L’âge des explorations et du colonialisme (15e siècle – 18e siècle) : Les nations européennes se lancent dans la découverte et la colonisation de nouveaux territoires. Le commerce international s’amplifie et l’économie mondiale change. A l’inverse, la Chine et le Japon adoptent des politiques d’isolement refusant d’ouvrir leurs frontières aux étrangers.
    • La Réforme protestante (1517–1648) : Ce mouvement religieux provoque un bouleversement dans l’ordre politique et religieux en l’Europe. Il contribue à la fragmentation du pouvoir sur le continent.
    • Le nouvel ordre mondial après la Guerre de Trente Ans (1648) : Le Traité de Westphalie établit un nouvel équilibre des pouvoirs en Europe et donne naissance à une forme d’ordre international basé sur la souveraineté des États.
    • L’émergence du capitalisme (17e siècle) favorise le développement des entreprises et du commerce moderne. Les marchés et la propriété privée commencent à jouer un rôle central dans l’organisation des économies.
    • La Révolution scientifique (16e siècle – 17e siècle) : Des découvertes majeures dans les domaines de la physique, de l’astronomie et de la biologie transforment la façon dont l’humanité perçoit la nature et l’univers.
    • La Première Révolution industrielle (18e siècle – 19e siècle) marque le passage à une économie dominée par l’industrie et l’invention de nouvelles technologies (ex : machine à vapeur) qui changent radicalement les modes de production.
    • Le Siècle des Lumières et l’âge des révolutions (17e siècle – 18e siècle) : Les idées nouvelles sur les droits de l’homme, la démocratie et la raison émergèrent, ce qui provoquent des révolutions majeures.
    • Les guerres napoléoniennes et le nouvel ordre mondial qui suivit (1803–1815) : Ces conflits bouleversent l’Europe et aboutissent sur une réorganisation des relations internationales qui place la Grande-Bretagne au sommet de l’ordre mondial.
    • Les puissances occidentales s’étendent en Asie (19e siècle ) : Les nations européennes étendent leur influence en Asie ce qui marque le début d’une domination coloniale croissante dans cette région.

Pour mieux comprendre la situation actuelle, Ray Dalio revient en détail sur les cycles des principales puissances ayant façonné le monde durant ces derniers siècles.

D’anciennes puissances : les empires européens

L’empire néerlandais (le llorin)

Au 16e et 17e siècle, de multiples luttes dynastiques font rage en Europe. A la fin de la guerre de Trente Ans, le traité de Westphalie (1648) établit l’indépendance des Pays-Bas et jette les bases d’un nouvel ordre mondial, favorable aux intérêts néerlandais. Les Néerlandais deviennent une des plus grandes puissances commerciales et financières. Leur devise, le florin, devint la première monnaie de réserve internationale. Leur marché de capitaux efficaces leur permet de lever rapidement des fonds pour financer leurs guerres, leurs entreprises commerciales, et soutenir l’expansion de leur empire. 

Puis progressivement, la puissance néerlandaise décline suite à divers facteurs internes et externes, comme des rivalités géopolitiques croissantes et une perte de compétitivité. Ce déclin ouvre la voie à un nouveau cycle mondial, marqué par l’ascension de l’empire britannique.

L’empire britannique (la livre sterling)

Après les guerres napoléoniennes, le Congrès de Vienne (1815) réorganise l’Europe et consolide la position de la Grande-Bretagne comme puissance dominante. Grâce à sa suprématie navale, son empire colonial, et son dynamisme économique, l’empire britannique devint le centre du pouvoir mondial. La livre sterling prend le rôle de monnaie de réserve internationale.

Au début du 20e siècle, d’autres rivaux économiques se développent comme l’Allemagne ou les États-Unis. L’éclatement de deux guerres mondiales affaiblit les puissances européennes. La suspension de la convertibilité de la livre en or (1947), suivie de sa dévaluation marquent la fin de la domination britannique sur le système monétaire mondial. Ce déclin confirme la transition vers un nouvel ordre mondial, centré autour du dollar américain.

La puissance dominantes actuelle : Les Etats-Unis et le dollar américain

Une fois de plus, un processus révolutionnaire classique est à l’origine du succès des Etats-Unis. Des leaders emblématiques prennent le contrôle du territoire, consolident leur pouvoir, et définissent une vision pour le pays. Malgré des désaccords sur la manière d’implémenter cette vision, les dirigeants établissent un système de contrôle mutuel à travers les articles de la Confédération puis la Constitution. Ces fondements gouvernementaux sur le système monétaire, juridique, législatif et militaire permettent la montée en puissance des États-Unis. La confiance dans les institutions américaines contribuent à faire du dollar la principale monnaie de réserve mondiale, en particulier après la seconde guerre mondiale.

Tout comme n’importe quelle puissance, l’hégémonie des Etats-Unis se fragilise inexorablement. Dans les années 1970, des problèmes sur la balance des paiements, une faible croissance et une inflation élevée affaiblissent le système économique mondial basé sur le dollar. A la fin des accords de Bretton Woods, les États-Unis adoptent une politique monétaire plus stricte qui accentuent les désaccords politiques. La mondialisation et la digitalisation grandissante permettent aux États-Unis de consolider leur influence mondiale. Cependant les recours accrus à la dette scellent les bases de futures difficultés financières, comme la crise financière de 2008, suivi du boom capitaliste financé par la création monétaire. 

La polarisation politique et sociale s’accélère et engendre deux grands risques : 

    • une sorte de paralysie politique qui empêche les réformes nécessaires
    • des formes plus radicales de conflit interne, comme une guerre civile ou une révolution. 

De l’autre côté du monde, la Chine semble prendre la voie opposée et tend à devenir la prochaine grande puissance mondiale.

La puissance mondiale montante : la Chine

La très brève histoire de la Chine

L’histoire de la Chine est marquée par une succession de puissantes dynasties. 

    • La dynastie Tang (618–907) est considérée comme l’apogée de la Chine impériale
    • Les dynasties Song (960–1279) correspondent à une période d’innovation économique mondiale. 
    • La dynastie Ming (1368–1644) est une période prospère et pacifique
    • La dynastie Qing (1644–1912) est associée à la chute de l’empire Ming et à une instabilité politique

 

Le cycle dynastique chinois démontre, une nouvelle fois, le schéma récurrent de l’équilibre des pouvoirs : des leaders forts émergent pour établir un empire prospère, puis les temps de prospérité engendrent des conflits qui induisent l’émergence d’une nouvelle vision et leadership.

Une philosophie et un mode de fonctionnement à part

Malgré tout, il existe des différences fondamentales avec la culture occidentale. La pensée chinoise traditionnelle repose sur trois piliers : 

    • le confucianisme, qui prône l’harmonie dans les relations humaines, la moralité individuelle et le respect de la hiérarchie sociale.
    • le légalisme, qui met l’accent sur une autorité centralisée et une application stricte des lois. L’État doit être dirigé par un leader autocratique fort, capable de centraliser le pouvoir et d’imposer l’ordre par la force. 
    • le taoïsme, qui privilégie l’harmonie avec la nature. 

Contrairement aux “occidentaux” qui privilégient les droits individuels, le pouvoir chinois est concentré au sommet tout en étant optimisé pour le collectif. D’un point de vue militaire, la Chine aspire à éviter les conflits directs, préférant renforcer le pouvoir discrètement jusqu’à ce que sa seule démonstration suffit à obtenir la capitulation de l’adversaire. Sur le plan monétaire et économique, la Chine a traversé des cycles similaires à ceux vécus par les différents empires du monde. 

L’histoire moderne de la Chine

Dans son histoire récente, la Chine connaît d’abord un long déclin jusqu’à la montée du marxisme-léninisme en 1949. La révolution communiste de Mao Zedong marque une rupture avec un retour à la consolidation du pouvoir, la construction d’institutions, et la mise en place d’une infrastructure pour soutenir la Chine moderne. Trois grandes phases se distinguent : 

    • 1949–1976 : Mao Zedong établit les bases du communisme en consolidant le pouvoir et en créant des infrastructures
    • 1978–2012 : Sous Deng Xiaoping et ses successeurs, des réformes économiques contribuent à ouvrir le pays à l’international tout en évitant les menaces extérieures.
    • De 2012 à aujourd’hui : Sous Xi Jinping, la Chine émerge comme une grande puissance mondiale, marquée par des tensions croissantes avec les États-Unis 

Les relations entre les États-Unis et la Chine

A la lumière des cycles historiques, les États-Unis semblent être en déclin, tandis que la Chine est en pleine ascension. Ces deux nations mènent une guerre sur plusieurs fronts.

    • une guerre économique et commerciale qui s’observe par exemple au niveau de l’interventionnisme gouvernemental pour soutenir leur industrie respective.
    • Une guerre technologique visant à dominer l’innovation et limiter l’accès aux technologies critiques.
    • La guerre géopolitique s’illustrant par les efforts diplomatiques et la recherche d’alliances dans de multiples domaines
    • La guerre des capitaux. Sur ce point, l’hégémonie du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale confère aux États-Unis un pouvoir considérable.
    • La guerre militaire. Même s’il n’y a pas de conflits directs, chaque pays cherche à faire la démonstration de ses forces respectives.
    • La guerre culturelle et idéologiques à travers les médias et les différentes productions culturelles

Rappelons qu’au-delà des conflits externes, chaque nation fait face à ses propres conflits internes. Les divisions politiques, sociales ou économiques peuvent s’avérer être les ennemis les plus dangereux car elles sapent la stabilité de la nation et exacerbent les risques de vulnérabilité face aux adversaires extérieurs. Le plus important reste de se préparer aux bouleversements de l’ordre mondial, en sachant que le succès et le déclin des nations sont inévitables.

Partie 3 : Une approche prudente du futur

La philosophie de Ray Dalio revient à étudier le passé pour anticiper les événements futurs tout en se protégeant des erreurs potentielles. Son approche se fonde sur trois principes clés :

    1. L’évolution, qui entraîne des améliorations continues
    2. Les cycles, qui impliquent des fluctuations rythmiques (bulles de dettes, récessions, etc.) et des événements imprévus (catastrophes naturelles).
    3. Les indicateurs, qui aident à comprendre où nous nous situons dans ces cycles et à anticiper ce qui pourrait suivre.

Pour réussir, la clé est de parier sur les améliorations à long terme grâce à l’évolution, tout en restant prudent face aux imprévus et aux cycles économiques sur le court terme.

S’appuyer sur des indicateurs “clés”

Pour identifier les changements de paradigmes majeurs et s’y adapter, l’auteur partage quelques indicateurs de qualité pour faciliter cette anticipation :

    • L’inventivité humaine. C’est un facteur clé du progrès. Une révolution technique peut radicalement bouleverser l’ordre mondial
    • Le cycle de la dette, de l’argent et des marchés de capitaux. Le but est de regarder la dévaluation des actifs des créanciers et le rendement des dettes par rapport à l’inflation.
    • Le cycle d’ordre et du désordre interne. Fondamentalement, la paix est rentable alors que les conflits sont coûteux. En tout cas, c’est toujours le plus fort qui contrôle le pouvoir
    • Le cycle d’ordre et du désordre externe. Pour un avenir proche, le risque de destruction mutuelle devrait empêcher une guerre militaire totale. Toutefois, des escarmouches dangereuses sont à prévoir, à moins qu’une avancée technologique majeure ne rompt cet équilibre.
    • Les actes de la nature. Les événements naturels sont une variable imprévisible qui doit être prise en compte dans l’analyse des futurs possibles.

En résumé, l’inventivité humaine continuera probablement de générer de grands progrès. Toutefois, des cycles économiques, des tensions internes, externes et les actes de la nature engendreront des défis importants. L’évolution des nations variera en fonction de leurs réponses à ces forces concurrentes.

Zoom sur la situation actuelle et prévisions

Ray Dalio répertorie les grands indicateurs à suivre pour évaluer la santé et la trajectoire des différents pays du monde, en tenant compte de la qualité de chaque indicateur. Au cours des 10 prochaines années, les dynamiques les plus importantes seront le cycle économique à court terme, le cycle politique interne et les conflits croissants entre les États-Unis et la Chine, ainsi que la réduction des interdépendances.

Encore une fois, l’avenir reste incertain. C’est pourquoi, il est essentiel de réfléchir aux différents scénarios et se préparer aux pires en cherchant à se prémunir contre les risques intolérables. 

Ray Dalio conclut en conseillant de diversifier ses investissements, prioriser la gratification différée et collaborer avec les autres pour trianguler les meilleures solutions.

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Résumé : Tout est possible – Marie Forleo

➽ Pour que des changements significatifs se produisent, il est indispensable de se retrousser les manches, de mettre les mains dans le cambouis et de le faire. Mais avant tout, il faut commencer par croire qu’on en est capable. Croire que c’est possible. Ces quelques mots n’ont cessé de guider l’entrepreneuse américaine Marie Forleo. Dans son livre, tout est possible, elle partage sa philosophie pour nous aider à régler les problèmes du quotidien et atteindre des objectifs plus ambitieux comme créer une entreprise, reprendre sa santé en main ou assurer son indépendance financière. Pour cette synthèse, résumons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti ! ✅

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5 principes pour obtenir des résultats

Dans un premier temps, l’auteur partage cinq principes indispensables pour s’engager sur le chemin du succès :

    • Entraîner son cerveau à la croissance. C’est-à-dire transformer ses pensées en questions utiles et productives. Elle invite à prendre l’habitude de se poser deux questions élémentaires : “qu’est ce que cela peut m’apprendre?” et “comment cela peut fonctionner pour moi?”
    • Essayer avant de décliner. Voici trois clés à comprendre à ce sujet : 
      • Tous les problèmes (ou rêves) ont des solutions. 
      • Si un problème n’a pas de solution, alors il s’agit d’une réalité de la vie ou d’une loi de la nature 
      • L’abandon d’un rêve ou d’un problème signifie simplement que l’on considère qu’il n’est pas assez important pour qu’on cherche à le concrétiser ou le régler.
    • Ne pas s’offusquer. En évitant de prendre les choses personnellement, on gagne en perspective, on est moins réactif face aux situations stressantes et on peut répondre de manière plus réfléchie et constructive.
    • Passer à l’action. Agir est l’unique manière d’obtenir des résultats.
    • Se connecter à sa communauté. Partager ses aspirations, s’entourer de personnes aimantes et avancer ensemble.

Faire preuve de conviction

Pour l’auteur, tout ce qui existe dans le monde matériel a d’abord été créé à l’échelle de la pensée. Le schéma que nous suivons se résume ainsi : nos convictions créent des pensées qui provoquent des sentiments qui induisent des comportements et qui amènent, à leur tour, à des résultats (Conviction —> Pensée —> Sentiment —> Comportement —> Résultat). Au bout du compte, nos convictions déterminent si nous allons échouer ou réussir à long terme.

A ce sujet, il faut comprendre que nos convictions dépendent de plusieurs facteurs :

    1. Notre environnement 
    2. Nos expériences
    3. Nos “vérités” (les faits, idées et idéologies que nous acceptons comme vrais)
    4. Nos exemples et modèles
    5. Nos visions

Du fait que le cerveau tend à renforcer ce que l’on pense déjà, il est primordial d’identifier les convictions qui nous font souffrir ou qui nous rendent malheureux. Ensuite, il faut les faire évoluer jusqu’à assimiler des méta-convictions fondamentales, comme par exemple considérer que “tout est possible”. 

Éviter de se donner des excuses

Les excuses sont les principaux obstacles qui nous empêchent d’avancer. Lorsqu’on affirme “je ne peux pas faire telle ou telle chose” on dit en fait “je ne suis pas prêt à ». L’emploi de ce mécanisme démontre que la finalité est soit inadaptée, soit pas assez importante ou que la priorité n’est pas assez forte. Dans le cas où l’on se surprend à trouver une excuse, Marie Forleo nous invite à ne pas l’accepter. Elle présente des tactiques pour faire face à trois types de fausses vérités que nous avons tendance à nous raconter :

    • 1er excuse : « Je n’ai pas le temps. ». Il ne s’agit jamais d’avoir le temps, mais de renoncer à une activité pour en faire une autre. Pour découvrir l’usage que l’on fait de son temps, l’auteur recommande de noter chaque tâche que l’on effectue du réveil au coucher. Généralement, il y a des activités que nous pouvons réduire voire supprimer : la consommation de médias, la perte de temps sur les réseaux, les distractions inutiles engendrées par les notifications intempestives…
    • 2ème excuse : “Je n’ai pas l’argent.” Il existe de multiples pistes pour dépasser ce blocage, comme par exemple prendre un job secondaire, moins dépenser, vendre ses affaires, chercher des bourses ou subventions, se financer grâce au crowdfunding…
    • 3ème excuse : “Je ne sais pas comment faire/par où commencer.” » Cette justification ne tient pas la route car aujourd’hui, l’information est accessible partout, facilement et simplement.

En tout cas, pour pratiquer l’art de supprimer les excuses, il faut accepter l’idée que nos rêves ne sont réalisés ou anéantis par nul autre que nous.

Surmonter ses peurs

La peur n’est pas une ennemie. Ce sentiment est né au cours de notre évolution pour nous éviter de nous faire dévorer par des tigres. La clé est de s’autoriser à ressentir de la peur tout en agissant malgré tout. L’action est l’antidote à la peur.

Pour la dompter, une approche consiste à écrire noir sur blanc ce qui nous effraye comme les pires scnéarios qui nous tétanisent. Le fait d’y réfléchir nous rend plus apte à prendre conscience qu’ils sont peu probables, à définir des stratégies pour les empêcher de survenir et d’y réagir s’ils se produisent malgré tout. En gros, le but est d’affronter ses peurs sur le papier.

Un autre point est qu’il est capital de comprendre que tout le monde se plante, financièrement, physiquement, émotionnellement, socialement… . Vaincre la peur de rater revient à envisager le mot « ÉCHEC » comme un synonyme de tentative d’apprentissage.

Définir ses rêves

Décider ce qu’on veut est le premier pas vers la concrétisation de nos objectifs de vie. En identifiant clairement ses rêves, on indique au cerveau les choses prioritaires qui ont de la valeur. Dans la mesure du possible, il faut s’efforcer de les déterminer clairement et précisément. Ensuite, il est important de rester fidèle à ses propres aspirations en évitant de croire que nos rêves doivent être similaires à ceux des autres. Pour maximiser ses chances de réussite, l’auteur suggère aussi d’écrire ses objectifs de vie dans un carnet et de les consulter régulièrement pour ne pas les prendre de vue. Un dernier point consiste à comprendre que l’action est la voie la plus rapide et la plus directe pour y voir plus clair. 

Se lancer avant d’être prêt

Marie Forleo invite le lecteur à faire le test des dix ans. L’exercice consiste à prendre l’habitude de se poser cette question : Est-ce que, dans dix ans, je regretterai de NE PAS l’avoir fait ?

Selon Jim Rohn, il y a deux types de souffrances dans la vie : la souffrance de la discipline et la souffrance des regrets. La discipline se pèse en grammes, les regrets en tonnes. C’est pourquoi, il vaut mieux préférer agir même si ça paraît dur, plutôt que d’attendre indéfiniment et regretter plus tard de n’avoir rien tenté. Tout progrès commence par une décision courageuse et on ne se sent jamais prêt pour les choses importantes qu’on est destiné à faire. L’action génère la motivation.

Voici le mode d’emploi pour passer à l’action même si l’on est pas prêt : 

    1. Éviter la procrastination déguisée qui consiste à passer son temps à faire des recherches et planifier plutôt que d’agir.
    2. Trouver un moyen de mettre en jeu son temps, son argent et/ou son ego, par exemple en imaginant des gages avec des conséquences réelles et douloureuses.
    3. Privilégier la croissance et les apprentissages plutôt que le confort et la certitude

Viser la progression plutôt que la perfection

Avoir des critères de qualité élevés et s’y tenir n’est pas la même chose qu’être perfectionniste. Le perfectionnisme correspond au fait d’être mal à l’aise dès lors qu’un défaut survient. Or il est vain de craindre les imperfections car elles sont légions à la fois dans le résultat final que dans le processus pour l’atteindre. Le plus important est d’être dans un état d’esprit de développement progressif. La progression est le seul moyen de combler l’écart entre nos aptitudes et ambitions. Pour ce faire, il y a 6 principes à mettre en pratique : 

    • Appliquer la politique des petits pas
    • Anticiper les problèmes
    • Accepter de douter
    • Se demander “Quelle est la prochaine bonne initiative à prendre ?”
    • Avoir le courage de renoncer à des choses qui ne nous correspondent plus
    • Cultiver la patience

Refuser les refus

L’idée sous-jacente est qu’il faut contourner les obstacles. Marie Forleo propose plusieurs pistes pour déjouer les diverses résistances : 

    • Lister par écrit nos facteurs de stress et imaginer des solutions pour les éliminer ou les transformer
    • Faire preuve de persistance
    • Métamorphoser la négativité en or productif. Par exemple face à quelqu’un qui ne croit pas en nous, on peut adopter la politique du “je vous emmerde, je vais le faire quand même”
    • Considérer que la critique et le jugement sont des composantes naturelles de la vie. A ce sujet, voici quelques vérités énoncés par l’auteur :
      • Tout le monde juge
      • Tout ce que l’on aime est détesté par quelqu’un d’autre.
      • Plus on est sensible à l’opinion des autres, plus ils ont du pouvoir sur nous.

Quoiqu’il en soit, il y a plusieurs principes concrets à mettre en pratique :

    • Toujours tenir compte de la source
    • Préférer la tristesse à la colère
    • Rire de soi
    • Ne jamais répondre lorsqu’on est en colère, ému ou saoul.

Considérer que chacun à un talent unique à offrir

Les plus grands obstacles à la réalisation de nos rêves est de croire, à tort, que « tout a déjà été fait » et que l’on a rien d’original, de précieux ou d’utile à apporter. Marie Forleo estime qu’il suffit parfois qu’une personne s’exprime avec sa voix unique, au bon moment, au bon endroit, pour faire la différence et créer quelque chose d’exceptionnel.

Elle nous invite à surmonter le syndrome de l’imposteur. Pour ce faire, il est essentiel d’oser partager nos hontes. Ensuite, il peut être judicieux de se créer un dossier « feel-good » dans lequel stocker les compliments, les remerciements, et tous les commentaires de gens qui disent que l’on a eu un impact positif sur eux.

Il faut aussi comprendre que notre environnement a une influence énorme sur30 la façon dont nous pensons, nous nous sentons et nous nous comportons. S’entourer de gens qui partagent nos convictions, valeurs et aspirations est un avantage inestimable.

En tout cas, le plus important reste d’incarner la philosophie que tout est possible !

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Résumé : Votre attention est votre superpouvoir – Fabien Olicard

Etes-vous capable d’accepter l’ennui ? Par exemple, avez-vous l’habitude de sortir votre téléphone par réflexe dès que vous attendez ? Aujourd’hui nous sommes complètement addicts aux applications qui nous prennent en otage. Notre attention est devenue le pilier du commerce et un enjeu économique et sociétal. Le problème est qu’en scrollant plusieurs heures par jour, notre capacité de concentration s’atrophie. Dans son livre, Votre attention est votre superpouvoir, Fabien Olicard nous amène à tester notre attention et à comprendre son fonctionnement. Il partage des outils simples pour nous aider à l’apprivoiser de nouveau et l’améliorer durablement.  Pour cette synthèse, résumons l’essentiel des différents chapitres. c’est parti !

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Résumé : Votre attention est votre superpouvoir

Pour l’auteur, je cite “l’attention est le résultat de mécanismes mentaux qui, en fonction de votre expérience, vont décider d’attribuer ou non des ressources cérébrales à une tâche. Le processus est automatique, il dirige seul la majorité du temps votre attention sur le monde qui vous entoure, pour vous éviter de prendre des décisions conscientes à chaque instant”. Grâce à cette faculté, nous sommes plus aptes à nous concentrer, à rester attentif à notre environnement ou encore rester motivés.

Les bases pour mieux comprendre l’Attention

8 points essentiels à comprendre

Voici huit points que nous pouvons retenir :

    1. Le cerveau est le siège de l’attention. Il s’agit d’un maillage complexe entre diverses aires cérébrales qui communiquent comme celles de la perception, la mémoire ou encore l’écoute active.
    2. Les circonstances et l’environnement sont les principaux facteurs qui influencent notre capacité d’attention. Mais du fait que les sensibilités des individus sont différentes, nos conditions idéales de concentration ne sont pas universelles. Par exemple, un environnement calme et isolé ne convient pas à tout le monde.
    3. L’attention est la porte d’entrée de la mémoire. Le cerveau enregistre uniquement ce qu’il perçoit. Or c’est l’attention qui oriente l’esprit dans la direction de ce que l’on considère comme être digne d’intérêt. Cela induit qu’il n’y a pas de mémorisation de qualité sans une attention forte.
    4. Nous perdons notre capacité à nous ennuyer. La recherche de gratifications instantanée et le surpoids d’informations sur-sollicitent notre esprit. Se faisant, il perd sa faculté à se retrouver sans activité. Pour illustrer ses propos l’auteur propose d’effectuer le test des 120 secondes.
    5. La concentration est à différencier de l’attention. La différence majeure réside dans l’utilisation des ressources. L’attention correspond à un état de vigilance qui ne demande pas d’effort particulier à l’esprit. A l’inverse, la concentration est l’action de focaliser volontairement son attention sur quelque chose de précis. 
    6. Il existe une corrélation entre la capacité d’attention et la perception du temps qui passe. Plus notre attention est en bon état, plus notre perception du temps est fiable.
    7. L’attention aide notre esprit à avoir conscience de l’instant ainsi que de son existence. Le corollaire est que tant que nous ne prêtons pas d’attention à une chose alors cette chose n’existe pas dans notre perception. Les magiciens ou les marketeurs s’appuient sur cette faille en essayant de manipuler la direction de notre esprit grâce à la connaissance de nos filtres et perceptions.
    8. Notre attention ne se dirige pas spontanément vers ce qui est le plus utile pour nous. C’est pourquoi il est primordial de bien choisir ce sur quoi se focaliser

4 raisons pour prendre soin de son attention

En résumé, il y a plusieurs raisons de prendre soin de son attention :

    • Améliorer sa vie quotidienne
    • Baisser sa charge mentale
    • Améliorer la gestion de son temps 
    • Arrêter de se sentir submergé.

Se servir des ennemis de l’attention

Liste d’éléments nuisibles

Nous pouvons lister plusieurs éléments nuisibles : 

    • Le coût du choix. Il est difficile pour l’esprit de prendre une décision lorsque les options sont infinies. Plus l’offre est grande, plus le coût mental est élevé, notamment car la peur de faire un mauvais choix est inconfortable.
    • La sur-information. Pour capter notre attention, les différentes plateformes diffusent de l’information gratuite et accessible de partout. Face à la multiplicité de ces stimulations, il est difficile de ne pas faire une indigestion.
    • Les jeux sur smartphone. Ils s’appuient sur plusieurs leviers pour nous rendre addicts : se servir de la captologie, être orientés dopamine, offrir des échantillons, intégrer des récompenses quotidiennes, utiliser des systèmes gratifications…
    • Les réseaux sociaux. Facebook, Instagram ou TikTok recherchent comment optimiser leur système pour nous rendre addict, quitte à se détacher de leur promesse initiale consistant à faciliter les interactions sociales authentiques. Par exemple, la collecte des données sur nos habitudes de consommation les aide à recommander encore plus de contenu en lien avec nos centres d’intérêt. Le scroll infini active en permanence notre circuit de la récompense. Bref, à cause des réseaux sociaux, l’ennui devient une souffrance.

Quelques recommandations

Pour faire face à ces ennemis de l’attention, Fabien Olicard recommande d’appliquer plusieurs principes : 

    • Choisir délibérément avant d’agir et éviter le choix par défaut 
    • Ne rien laisser démarrer tout seul
    • Résister à l’envie d’accélérer en ne confondant pas le rythme, l’accélération et l’accumulation.
    • Changer les réglages du téléphone pour que tout afficher en noir et blanc.

Se servir des amis de l’attention

Les 3 capacités majeures

Pour les appréhender, Fabien Olicard dresse d’abord la carte d’identité de l’attention. En synthèse, on peut retenir que c’est une fonction cognitive complexe qui se compose de trois capacités majeures.

    1. la capacité à être vigilant face à l’environnement qui nous entoure
    2. la capacité à maintenir son attention pour obtenir une concentration durable
    3. la capacité à se concentrer normalement.

Les 3 systèmes de pensée

Ces trois capacités majeures sont à coupler à trois systèmes de pensées distincts : 

    1. le système “algorithmique” associé au raisonnement réfléchi et logique
    2. Le système “heuristique” associé au raisonnement automatique
    3. Le système  “inhibition” qui décide lequel des deux autres systèmes privilégier.

Les fonctions cognitives voisines de l’attention

L’attention est liée à de nombreuses fonctions cognitives. Mêmes si le maillage est complexe, nous pouvons les classer en 3 grandes catégories : 

    • les fonctions vitales responsables de la respiration ou de la gestion du rythme cardiaque
    • les fonctions basiques dont le rôle est de gérer l’hydratation, le sommeil, la faim, l’appétit sexuel..
    • Les fonctions cognitives supérieures correspondant à 5 fonctions : 
      • La parole
      • La pensée
      • La mémoire
      • La perception
      • L’attention

Le point capital à comprendre est qu’une attention dégradée impacte directement l’ensemble de ces fonctions cognitives qui sont interconnectées.

Voici 4 principes pour booster ses capacités et atténuer les désagréments 

Veiller à l’intention avant tout

Notre esprit tend à dériver automatiquement et perdre de vue l’objectif initial des tâches qu’il cherche à effectuer. C’est pourquoi il est impossible de gagner au “ni oui ni non”. Au bout d’un moment, nous décrochons et oublions l’intention de départ. Dès que l’on constate que l’esprit dérive, l’auteur conseille de refaire le point sur son but à l’instant T afin de garder le cap.

Comprendre que l’attention change de forme

Nous utilisons six modes de fonctionnement en permanence : 

    1. L’attention dite arousal
    2. L’attention focalisée 
    3. l’attention soutenue 
    4. L’attention sélective 
    5. L’attention alternée
    6. L’attention partagée

Anticiper une décroche

Au bout d’un certain temps, l’esprit se dirige vers autre chose que l’intention de départ et on oublie complètement notre objectif initial. Le phénomène s’observe particulièrement lorsque le corps se met en mouvement dans un action indépendante et non nécessaire à l’activité originelle. Une autre clé revient à rester vigilant pour détecter lorsque l’esprit décroche jusqu’à développer une habitude de vigilance.

Faire ce que l’on n’aime pas pour renforcer son attention

A chaque fois que l’on lutte contre l’envie d’abandonner une tâche que l’on apprécie pas, nous musclons notre système cognitif. Par exemple, en acceptant l’ennui, on tend à baisser son niveau de stress tout en œuvrant à la guérison de ses réflexes d’addiction.

Les solutions pour améliorer sa capacité attention

Se concentrer sur une tâche

Fabien Olicard dresse une cartographie des astuces les plus utiles :

    • Faire une seule chose à la fois. Une des techniques est de toujours avoir de quoi noter à proximité pour décharger ses pensées parasites sur le papier.
    • Profiter pleinement de son réveil pour faire les tâches qui comptent
    • Savoir ce que l’on fait en définissant des objectifs simple, clair et précis
    • Se préparer la veille en se focalisant sur trois composantes : 
      • Définir ses objectifs
      • Rassembler ses outils
      • Apprêter son environnement
    • Limiter les interférences avec son milieu
      • Informer les gens de ses intentions pour limiter les perturbations
      • Oser dire non aux diverses sollicitations
    • Préparer le terrain grâce à la mise en place un rituel de lancement (ex : appliquer la technique du 5-4-3-2-1)
    • Optimiser sa concentration en se focalisant sur deux facteurs : la puissance et la durée
    • Apprendre à s’entraîner

Améliorer son attention sur le long terme

L’auteur liste ensuite trois activités essentielles pour améliorer son attention sur le long terme.

    • Pratiquer la méditation pour revenir à l’instant présent
    • Gérer son carburant interne grâce à une alimentation équilibrée, une bonne hydratation et un sommeil suffisant
    • Expérimenter des choses nouvelles grâce aux jeux de société, aux escape room, ou à la lecture…

Oser s’ennuyer

L’ennui stimule la créativité et la curiosité. Lorsqu’on s’ennuie, le cerveau explore des chemins de pensées et tente de créer des connexions. Pour stimuler l’ennui, l’auteur suggère d’aller marcher, de faire des légos voire d’éplucher des légumes.

Utiliser le flow

Le flow correspond à l’état mental dans lequel nous nous trouvons lorsque nous sommes plongés à 100 % dans ce que nous sommes en train de faire. Les trois points à respecter pour basculer dans cet état sont :

    • Avoir un objectif clair et précis
    • Avoir mis en place un retour immédiat générant une satisfaction sincère.
    • Effectuer une tâche un peu inconfortable.

Conclusion

A travers ce livre, Fabien Olicard explique qu’il est impératif de reprendre le contrôle de notre attention. Pour ce faire, il propose 4 pistes principales  : 

    • Apprendre à se connaître
    • Comprendre le processus de l’attention
    • Se sensibiliser aux pièges du quotidien
    • Connaitre quelques astuces pour améliorer son attention

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Résumé : Hooked – Nir Eyal

➽ Notre usage des technologies est devenu compulsif, voire totalement addictif. Aujourd’hui, la valeur économique d’une entreprise est autant liée au nombre d’usagers qu’à la force des comportements automatiques qu’elles créent. Pour fidéliser les clients autour d’une offre, l’enjeu est désormais de comprendre ce qui les pousse à cliquer, vibrer et rester. Le livre, Hooked, de Nir Eyal, présente un modèle pour créer un produit ou un service qui ancre des habitudes. Pour cette synthèse résumons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti ! 

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Qu’est ce que le modèle Hook ?

Les 4 phases du modèle

Le modèle Hook décrit une stratégie pour rendre une offre addictive auprès des clients notamment grâce au développement d’habitudes. Ce harponnage (hooked) repose sur quatre phases que nous allons détaillées : 

    • Le déclencheur externe ou interne
    • L’action : un comportement activé en anticipation d’une récompense.
    • La récompense variable
    • L’investissement

Utiliser les habitudes à bon escient

De nos jours, la connexion renforcée des entreprises aux consommateurs ainsi que la collecte, la recherche et le traitement des données toujours plus rapide, laissent supposer un avenir d’addiction totale. Toutefois, l’auteur considère que les produits addictifs peuvent faire beaucoup plus de bien que de mal. Pour cela, le but est de développer des produits qui aident les gens à faire ce qu’ils ont réellement envie de faire mais qu’ils ne font pas, faute de solutions. Le modèle Hook se veut un outil pratique (plutôt que théorique) à l’intention des entrepreneurs et des innovateurs qui souhaitent utiliser les habitudes à bon escient.

Rechercher la création d’habitudes

La création d’habitudes est déterminante

L’exploitation de comportements programmés permet d’influencer les actes quotidiens des consommateurs. Pour certaines entreprises, la création de routines est un élément déterminant du succès, notamment car elles offrent plusieurs bénéfices :

    • augmenter la valeur à vie du client
    • donner une plus grande souplesse tarifaire
    • doper la croissance
    • aiguiser les avantages compétitifs

Le potentiel addictif

Le potentiel addictif d’un produit est lié à deux principaux facteurs : 

    • la fréquence de manifestation du comportement recherché
    • la perception de l’utilité perçue (à quel point ce comportement est utile et gratifiant pour l’utilisateur au regard d’autres solutions)

L’addiction se crée lorsque les produits sont consommés initialement pour leur agréabilité et deviennent progressivement indispensables. La recherche du plaisir et l’évitement de la douleur sont les principales motivations.

Notons que la conception de produits addictifs est une forme de manipulation. C’est pourquoi le plus important est d’assurer la construction d’habitudes saines.

Les déclencheurs : Appeler l’utilisateur à agir

Les habitudes se développent progressivement avec le temps, mais leur mise en place s’amorce toujours à l’aide d’un déclencheur. Un déclencheur est un actionneur de comportement. Il en existe deux types : externe et interne. 

Les déclencheurs externes

Les déclencheurs externes communiquent aux utilisateurs les actions qu’ils doivent accomplir en plaçant l’information dans leur environnement. Les différents types de déclencheurs externes sont : 

    • Les déclencheurs payants : Publicité, marketing des moteurs de recherche et autres canaux…
    • Les déclencheurs acquis : les mentions positives dans la presse, les vidéos virales ou les mises en valeur sur les “App Store”
    • Les déclencheurs relationnels : une recommandation, un “like”, etc …
    • Les déclencheurs détenus : une icône d’une application sur l’écran du portable, une newsletter par courriel, etc …

Les déclencheurs internes

Quand un produit est enfin associé à une pensée, une émotion ou une routine préétablie, on dit qu’il fonctionne à l’aide d’un déclencheur interne. Ce sont les associations enregistrées dans la mémoire de l’usager qui guident ses comportements. Les émotions négatives comme les sensations d’ennui, de solitude, de frustration, de confusion, d’indécision font souvent office de déclencheurs internes. 

Le modèle Hook repose sur la compréhension de quelles émotions sont susceptibles d’être liées à des déclencheurs internes et se servir des déclencheurs externes pour inciter l’utilisateur à agir.

L’action : Simplifier les comportements à adopter

Pour agir, l’action doit être un comportement ultra-simple en anticipation d’une récompense.

Les ingrédients pour passer à l’action

Selon le modèle comportemental de B. J. Fogg, un comportement se manifeste lorsque trois éléments indispensables sont réunis : la motivation, l’aptitude et le déclencheur. Pour accroître un comportement souhaité, il faut donc : 

    • s’assurer de l’existence d’un déclencheur
    • augmenter l’aptitude en simplifiant l’activité au maximum 
    • trouver la motivation qui convient. 

Les 3 facteurs fondamentaux de la motivation

En ce qui concerne la motivation, trois facteurs alimentent notre désir d’agir : 

    • la soif de plaisir / la crainte de souffrir ;
    • la soif d’espoir / la crainte de la peur 
    • la soif d’appartenance / la crainte du rejet.

Les 6 composantes de la simplicité

Concernant l’aptitude, notons que la difficulté d’une tâche dépend de 6 caractéristiques : 

    • Le temps : combien de temps faut-il pour agir ? 
    • L’argent : quel en est le coût budgétaire ? 
    • L’effort physique : quel travail cela exige-t-il ? 
    • L’énergie psychique : quel effort mental et d’attention cela requiert-il ? 
    • Le contrôle social : jusqu’où le comportement est-il accepté par autrui ? 
    • La routine : à quel point l’action se confond-elle avec les routines existantes ou les perturbe-t-elle ?

Faire attention à ses biais cognitifs

Pour passer à l’action, il faut aussi être vigilant aux centaines de raccourcis mentaux que nous empruntons dans le but de gagner du temps mais qui tendent à nous induire en erreur. L’auteur présente plusieurs biais cognitifs comme les effets de rareté, de cadrage ou d’ancrage qui sont pertinents dans le modèle Hook.

En tout cas, pour inciter à agir, la clé est de faciliter les actions les plus simples dans l’anticipation d’une récompense.

Les récompenses variables : entretenir la nouveauté

Les 3 types de récompenses

Les études révèlent que ce qui nous pousse à agir n’est pas la sensation perçue lorsque nous recevons la récompense, mais le besoin de calmer le désir de la recevoir. C’est pour cette raison que notre excitation diminue si nous connaissons déjà le résultat de l’expérience. Pour retenir l’attention et entretenir la variabilité, les produits doivent jouer sur le sentiment de nouveauté.  Il y a trois types de récompenses variables : 

    • Les récompenses de la tribu qui satisfont la quête de reconnaissance sociale (ex Facebook, League of Legends..)
    • Les récompenses de la chasse qui correspondent à la quête de ressources matérielles et d’informations (ex Twitter, Pinterest,…)
    • Les récompenses de l’ego qui se recoupent avec la recherche de gratifications personnelles comme la volonté de maîtriser des compétences et d’aller au bout d’une tâche. (ex : jeux vidéo, gmail…)

Elaborer un système de récompenses

L’auteur liste plusieurs recommandations fondamentales pour récompenser ses utilisateurs 

    • Insérer dans le récit les raisons pour lesquelles le produit est utilisé et pourquoi il est en cohérence avec les déclencheurs et les motivations de l’utilisateur.
    • Préserver un sentiment d’autonomie pour limiter le phénomène de “réactance”
    • Prendre garde à la variabilité finie car les expériences qui deviennent de plus en plus prévisibles à l’usage perdent de leur attrait avec le temps. 

L’investissement : Anticiper les récompenses à venir

Pour consolider une habitude, les usagers doivent s’investir dans la solution. L’idée est de transformer de petites activités inhabituelles en routines quotidiennes.

La valorisation de nos efforts

Pour favoriser l’investissement d’un utilisateur, la clé est de s’appuyer sur le besoin de réciprocité pour créer de l’engagement. Plus nous fournissons d’efforts, plus nous sommes susceptibles de valoriser notre ouvrage et rester cohérents avec nos comportements passés. Ainsi, les usagers qui s’investissent, tendent à revenir et continuer à contribuer à l’amélioration du produit/service à mesure que celui-ci est utilisé. La stratégie consiste à segmenter les efforts demandés en commençant par des tâches simples et courtes, puis en augmentant progressivement la difficulté.

Amorcer le déclencheur suivant

Après plusieurs cycles successifs, les utilisateurs accroissent leur goût pour l’expérience. Ils s’en remettent de plus en plus au produit pour résoudre leurs problèmes jusqu’à ce que la nouvelle habitude prenne racine. En résumé, plus les utilisateurs investissent dans un produit en remplissant de petites tâches, plus le produit prend de la valeur dans leur vie et moins ils remettent l’usage en question.

Finalement, le modèle Hook est conçu pour connecter suffisamment souvent le problème de l’utilisateur à la solution du designer afin de créer une habitude à long terme.

La moralité de la manipulation

Ce stratagème du “harponnage” peut être associé à de la manipulation car il vise à influencer les comportements des utilisateurs. Pour évaluer le sens moral de leur solution, les fabricants ont intérêt à répondre à deux questions :

    • Utiliserais-je le produit moi-même ?
    • Mon produit aidera-t-il concrètement les gens à améliorer leur existence ?

En fonction des réponses, la moralité des manipulations se découpe en quatre catégories : 

    • Les facilitateurs utilisent leurs propres produits et pensent qu’ils améliorent concrètement la vie des gens. Ils ont les plus grandes chances de réussir parce que ce sont eux qui comprennent le mieux les besoins de leurs clients. 
    • Les marchands de rêves croient que leurs produits améliorent la vie des gens, mais ne les utilisent pas eux-mêmes. Ils doivent se méfier de l’orgueil et du manque de sincérité.
    • Les saltimbanques utilisent leurs produits mais ne pensent pas qu’ils peuvent améliorer la vie des gens. Le succès est atteignable mais leurs produits sont souvent éphémères, faute d’améliorer la vie d’autrui.
    • Les dealers n’utilisent pas leurs produits et ne pensent pas non plus améliorer la vie des gens. Ils ont les plus faibles probabilités de réussite durable et se trouvent souvent en délicatesse sur le plan moral.

Pour illustrer la puissance de la méthode Hook, Nir Eyal prend l’exemple de l’application : Bible App. Sans rentrer dans les détails, l’étude de cas met en évidence l’importance d’œuvrer dans un but qui donne du sens. Cette approche est bonne pour les affaires et doit rester un impératif moral.

Tester les habitudes et en créer de nouvelles

L’accro-test

Le modèle Hook aide le créateur de l’offre à développer un premier prototype de technologie addictive. Il permet également de découvrir les faiblesses d’un produit existant. Pour repérer les fans, découvrir les éléments additifs et les raisons pour lesquelles ils affectent le comportement de ses utilisateurs, l’auteur propose d’effectuer un “accro-test” comprenant trois phases : 

    • Étape 1 : Identifier. Le but est de se plonger dans les données pour repérer les usagers routiniers
    • Étape 2 : Codifier. L’objectif est d’identifier une série d’actions similaires chez les utilisateurs les plus fidèles puis de s’en servir de base sur laquelle faire reposer son système d’habitudes.
    • Étape 3 : Modifier. Il convient ensuite d’adapter le produit de sorte à ce qu’il incite davantage de personnes à emprunter la même voie que les usagers accros, puis d’évaluer les résultats et continuer de modifier autant que nécessaire. 

Trouver des idées d’habitudes à créer

Pour finir, voici plusieurs pistes pour trouver de nouvelles idées : 

    • Observer son propre comportement en s’interrogeant sur le problème que l’on aimerait que l’on règle pour nous
    • Repérer les comportements émergents qui apparaissent et comblent un besoin existant
    • S’intéresser aux domaines où une nouvelle technologie accélère 
    • Suivre les nouvelles interfaces qui entraînent des changements de comportement transformateurs et des idées d’activités nouvelles.

Conclusion

Les produits addictifs ont des avantages compétitifs indéniables car un consommateur addict développe des habitudes qui lui font utiliser le produit régulièrement. Le modèle Hook est conçu pour connecter suffisamment souvent le problème de l’utilisateur à la solution du designer afin de créer une habitude à long terme. Ce harponnage (hooked) repose sur 4 phases : 

    • Le déclencheur externe ou interne
    • L’action : un comportement activé en anticipation d’une récompense.
    • La récompense variable pour entretenir la nouveauté
    • L’investissement préalable à la création d’une routine

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Résumé : 100M$ Leads – Alex Hormozi

Comment amener des inconnus à vouloir acheter les produits que l’on vend ? L’entrepreneur américain, Alex Hormozi, partage ses conseils sur le sujet dans ce deuxième volume de sa série sur la vente. L’ouvrage, 100M$ Leads(lien affilié), se découpe en 5 parties :

    • L’importance d’acquérir des leads
    • Le fonctionnement de la publicité
    • Les quatre principales façons d’obtenir des leads. 
    • Les astuces pour optimiser la génération de leads
    • Un plan publicitaire pour se lancer

Pour ce résumé, synthétisons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Résumé : 100M$ Leads – Alex Hormozi

L’importance d’acquérir des leads

Pour créer une entreprise prospère, il est nécessaire d’avoir des choses à vendre (une offre) ainsi que des personnes à qui les vendre (des leads).

Après avoir expliqué comment créer une offre irrésistible, Alex Hormozi partage des clés pour étendre sa portée en touchant un maximum de clients. Pour augmenter le nombre de leads, il convient de faire de la publicité. Pour ce faire, il y a plusieurs impératifs : 

    • comprendre pourquoi la publicité est vraiment efficace
    • Maîtriser « quatre principes fondamentaux » 
    • Maximiser les résultats en faisant travailler autres autres pour soi
    • Mettre en place un plan publicitaire robuste

Acquérir une meilleure compréhension de la publicité

L’intérêt de la publicité est de générer des leads engagés. C’est-à-dire des personnes qui manifestent de l’intérêt pour ce que l’on vend et que l’on peut contacter pour leur présenter notre offre.

Pour les obtenir, une solution consiste à donner aux gens quelque chose qu’ils veulent par l’intermédiaire d’un aimant à prospect (lead magnet). Un lead magnet est une offre de valeur qui résout un problème précis, comme par exemple un échantillon du produit, un coaching gratuit, ou un accès temporaire au service que l’on vend… . Si les prospects estiment que le lead magnet vaut leur temps, ils ont plus de chance de considérer que l’offre principale vaudra leur argent.

Alex Hormozi propose sept étapes pour créer un lead magnet efficace : 

    1. Identifier le problème et la cible. L’idéal est de résoudre gratuitement un problème spécifique et significatif. Par exemple, un agent immobilier peut proposer une estimation d’un bien gratuite.
    2. Trouver comment le résoudre. Il existe trois types d’aimant à prospect.
      1. Les diagnostics qui révèlent un problème 
      2. Les échantillons et essais qui offre une solution à un problème récurrent sur une durée limitée 
      3. L’accès à une des étapes du processus complet
    3. Décider comment le livrer. L’auteur liste plusieurs méthodes de livraison
      1. Sous forme d’outils (logiciel, feuille de calcul…)
      2. Sous forme d’information (cours, webinaire, entretien…)
      3. Sous forme de service gratuit (audit, prestation…)
      4. Sous forme de produits physiques
    4. Effectuer des tests pour trouver le meilleur nom et choisir celui qui obtient le meilleur taux d’engagement
    5. Rendre l’accès au lead magnet facile car les gens préfèrent faire des choses qui demandent peu d’efforts.
    6. S’appliquer à livrer de la qualité même si c’est gratuit. Le but est de faire en sorte que le lead magnet fournisse tellement de valeur que les gens se sentent obligés de payer.
    7. Inciter les prospects à demander plus en leur expliquant quoi faire ensuite et en leur donnant les raisons de passer à l’action immédiatement. Une astuce consiste à s’appuyer sur la rareté et l’urgence. 

Au bout du compte, un bon lead magnet accomplit quatre choses : 

    • Engager les clients idéaux lorsqu’ils le voient. 
    • Toucher plus de personnes que l’offre principale 
    • Apporter assez de valeur ajoutée pour inciter à la consommation
    • Rendre les bonnes personnes plus susceptibles d’acheter. 

Obtenir des leads

L’acquisition de prospects engagés nécessite de faire savoir ce que l’on propose. Alex Hormozi propose quatre méthodes pour générer des leads en fonction de la manière de contacter les prospects (individuelle ou collective) ainsi qu’en fonction du type d’audience. En effet, il faut différencier les audiences chaudes (les personnes qui ont donné la permission de les contacter) et les audiences froides (personnes qui n’ont pas donné leur accord).

Faire de la prospection en individuel avec son audience chaude

Les approches chaleureuses se présentent généralement sous forme d’appels, de messages texte, d’e-mails, de messages directs, de messages vocaux, etc. 

L’auteur propose 10 étapes à suivre : 

    1. Récupérer les contacts de sa messagerie, réseaux sociaux, etc
    2. Se focaliser sur un seul canal de communication (contact par email, sms, téléphone, Instagram…)
    3. Personnaliser son message de salutation en s’appuyant sur une raison valable de prendre contact
    4. Contacter une centaine de personne par jour
    5. En cas de réponse, reformuler les propos de l’interlocuteur, complimenter ce qu’ils disent et leur adresser une question pour orienter la conversation vers le sujet de l’offre
    6. Leur demander des contacts en leur présentant l’offre. L’idéal est d’utiliser l’équation de la valeur qui comprend : Résultat rêvé + Perception de la probabilité de réussite + minimisation du délai + réduction des efforts et sacrifices. Ex : J’aide (client idéal) à obtenir (résultat souhaité) en (période de temps) sans (effort et sacrifice) et (augmenter la perception probable de la réussite)
    7. Proposer l’offre aux personnes intéressées en s’aidant de la gratuité notamment pour les cinq premiers clients
    8. Recommencer en passant par la plateforme sur laquelle on a le deuxième plus grand nombre de prospects.
    9. Commencer à facturer en augmentant ses tarifs au fur et à mesure que l’on gagne de l’expérience et que l’on obtient des recommandations.
    10. Conserver sa liste pour être prêt à recontacter les contacts qui la composent

Les approches chaleureuses devraient inciter environ un contact sur cinq à s’engager. Cependant elles présentent deux limites : le temps et le nombre restreint de personnes.

Publier du contenu pour toucher collectivement une audience chaude

Une stratégie efficace consiste à publier un excellent contenu gratuit. Voici trois conseils à ce sujet : 

    • Attirer l’attention en donnant aux prospects une raison de se détourner de leur occupation. L’auteur recommande de construire ses sujets en se basant sur des expériences personnelles car c’est la meilleure façon de se différencier. Il suggère aussi de travailler ses titres pour qu’ils soient en relation avec des composantes telles que : les actualités, les célébrités, les conflits, l’insolite…
    • Retenir l’attention en utilisant des listes, des étapes ou des histoires pour maintenir la curiosité du public et implanter des questions dans leur esprit.
    • Récompenser l’attention en s’efforçant de satisfaire la raison pour laquelle ils ont consommé le contenu au départ.

L’idéal reste de donner, donner et encore donner pour faire croître l’audience jusqu’à ce que les gens qui la composent, demandent plus. Une autre astuce revient à intégrer des promotions dans le contenu gratuit. Par exemples : 

    • les offres intégrées : faire de la publicité dans chaque contenu en maintenant un ratio donner/demander élevé.
    • les offres intermittentes. L’idée est de partager 3 à 4 publications gratuites avant de demander de l’argent et proposer son lead magnet.

Faire de la prospection en individuel avec des audiences froide

Obtenir des leads depuis une audience composées d’inconnus engendre plusieurs problématiques à résoudre : 

    • Problème 1 : comment les contacter? La clé est de construire une liste de prospects ciblés par l’intermédiaire de trois options
      • Utiliser un logiciel pour récupérer une liste de contacts
      • Payer des courtiers
      • Créer manuellement sa liste
    • Problème 2 : Que leur dire pour éviter qu’ils nous ignorent ? La solution revient à personnaliser la prise de contact en faisant des recherches sur le prospect et en essayant de lui offrir rapidement une grande valeur ajoutée quitte à lui proposer quelque chose gratuitement.
    • Problème 3 : Comment maximiser les occasions ? Les suggestions sont d’automatiser la livraison et la distribution grâce aux nouvelles technologies. Une autre astuce est de contacter chaque prospect plusieurs fois par plusieurs canaux.

Faire des publicités payantes pour toucher collectivement les audiences froides

Les publicités payantes consistent à payer une autre personne ou entreprise pour afficher notre offre devant leur audience. Les annonces payantes posent trois nouveaux problèmes à résoudre : 

    • Problème 1 : Où faire de la publicité ? Le mieux est de trouver une plateforme que l’on connaît, qui offre des fonctionnalités de ciblage et sur laquelle on peut créer des publicités spécifiques.
    • Problème 2 : Comment cibler les bonnes personnes ? Une astuce revient à utiliser ses propres listes de prospects et demander aux plateformes de viser des audiences similaires. Une autre stratégie repose sur le fait de cibler les centres d’intérêt.
    • Problème 3 : Quoi dire dans sa publicité ? La structure de l’annonce doit comprendre : 
      • une accroche pour attirer l’attention du prospect
      • une présentation de valeur mettant en avant les avantages de l’offre grâce à un cadre quoi + qui + quand
      • un appel à l’action qui oriente vers la prochaine étape. Le mieux est de les orienter vers un page de destination

Alex Hormozi conseille de viser l’efficacité plutôt que la créativité. Il suggère trois pistes: 

    • Oser perdre de l’argent pour tester
    • Mesurer les retours en suivant le flux d’argent
    • Investir en publicité en fonction du nombre de clients recherché plutôt qu’en fonction d’un budget

L’auteur partage aussi trois leçons personnelles sur les publicités payantes : 

    • Ne pas confondre les problèmes de ventes avec les problèmes de publicité.
    • Le meilleur contenu gratuit peut devenir les meilleures annonces payantes.
    • ne pas se considérer comme nul en publicité

Les principes : Plus, Mieux, Nouveau

Pour finir la partie, voici des principes fondamentaux pour obtenir des prospects engagés.

    • Faire plus en appliquant la règle des 100 : se forcer à faire 100 démarches par jour (faire 100 approches, passer 100 minutes sur la création d’annonces,  …)
    • Faire mieux en testant un chose par semaine et par plateforme
    • Faire quelque chose de nouveau si les retours sont mauvais après plusieurs tentatives de faire plus ou mieux

Obtenir des générateurs de leads

Construire une machine à prospects de 100 millions de dollars est une question de levier et de temps de travail. C’est pourquoi il faut amener d’autres personnes à faire de la publicité à notre place. A ce sujet, il y a quatre types d’apporteurs d’affaires 

Les recommandations de clients

Les clients satisfaits sont les meilleures personnes pour promouvoir l’offre. Pour les inciter à faire davantage de recommandations, voici les grands principes : 

    • Vendre à de meilleurs clients
    • Fixer de meilleures attentes
    • Augmenter la probabilité perçue de réussite
    • Réduire le délai d’obtention des résultats
    • Réduire l’effort et les sacrifices
    • Proposer de nouvelles offres

En tout cas, il est primordial d’oser demander des recommandations. Une stratégie est de rémunérer chaque personne qui ramène un client en lui payant l’équivalent du coût moyen d’acquisition.

Les employés

Les employés rendent une entreprise entièrement opérationnelle. Pour obtenir des prospects grâce aux employés, le processus à mettre en place en interne est le suivant : 

    1. Documenter le processus d’acquisition en élaborant des checklists
    2. Montrer le travail en faisant les opérations devant eux
    3. Les laisser faire en les supervisant
    4. Mettre en place de la formation continue

Les agences 

Alex Hormozi conseille d’utiliser les agences pour apprendre de nouvelles méthodes et découvrir de nouvelles plateformes. L’idée est d’engager une agence « assez bonne » pour apprendre les bases en un temps limité. Ensuite, il convient d’engager une agence plus « élite » pour apprendre comment maximiser ses conversions. Une fois la compétence acquise, on peut s’en débarrasser. En tout cas, il est faut prendre le temps de mettre en concurrence plusieurs agences pour sélectionner les plus pertinentes.

Les affiliés 

Un affilié est un partenaire qui recommande à son public d’acheter notre produit. La construction d’un réseau d’affiliés est le meilleur moyen de provoquer une croissance spectaculaire, rapidement. Cela se fait en plusieurs étapes : 

    1. Sélectionner des affiliés qui possèdent un public chaleureux proche du profil client cible.
    2. Leur faire une offre en insistant sur les choses qu’ils ont a y gagner
    3. Faire de ses affiliés des clients, des experts ou les deux. 
    4. Déterminer combien avec quoi et à quelle fréquence les rémunérer
    5. Les inciter à faire de la publicité et des lancements en les autorisant à offrir ou vendre le lead magnet à chaque achat de leurs produits ou en leur donnant un commission pour chaque vente.

Les actions pour se lancer

La publicité au quotidien

Dans un premier temps, Alex Hormozi partage quelques recommandations pour appliquer une approche qu’il nomme “ouvert à l’objectif” : 

    • Mettre de côté un certain pourcentage de son budget publicitaire pour essayer de nouvelles choses sans attendre un retour.
    • Passer à l’action rapidement et massivement 
    • S’engager à travailler jusqu’à atteindre un nombre spécifique de résultats, quoi qu’il arrive.
    • Se lever tôt, se mettre rapidement au travail et ne pas prévoir de réunion avant midi

La feuille de route

Voici un plan en six niveaux pour tout mettre en place

    • Niveau 1 : Faire de la prospection à chaud en promouvant le produits que l’on vend auprès de ses proches
    • Niveau 2 : Continuer à faire autant de prospections engagées que possible et publier du contenu cohérent régulièrement
    • Niveau 3 : Grâce aux premières ventes, sous-traiter pour faire de la publicité rentable en son nom.
    • Niveau 4 : Se concentrer sur le produit jusqu’à obtenir des recommandations régulières, puis revenir à la mise à l’échelle de sa publicité avec une équipe plus importante. 
    • Niveau 5 : Diversifier en utilisant au moins deux méthodes publicitaires sur plusieurs plateformes.
    • Niveau 6 : Embaucher des experts pour prendre en charge de nouvelles activités publicitaires et canaux.

Pour conclure, voici un passage qui résume la philosophie du livre et de l’auteur : 

“Plus tu fais de la publicité, plus de gens découvrent ce que tu vends. Plus de personnes connaissent ce que tu vends, plus de personnes l’achèteront. C’est la clé de la machine à leads de 100 millions de dollars.”

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Résumé : Commencer par pourquoi – Simon Sinek

➽ Cet ouvrage présente un modèle, une façon de penser, d’agir et de communiquer. Les grands leaders possèdent cette capacité qui leur donne le pouvoir d’inspirer les gens autour d’eux. Le secret réside dans la faculté à donner un but précis et faire naître un sentiment d’appartenance sans avoir recours à des avantages ou à des gratifications. Pour ce faire, la clé est de commencer par Pourquoi. Découvrons dans ce résumé, l’essentiel des principes permettant d’accroître sa portée. C’est parti ! ✅

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Résumé : Commencer par Pourquoi – Simon Sinek

Les modèles qui ne fonctionnent pas

Chercher à atteindre un résultat sans vision

Chaque directive, chaque plan d’action, chaque action commence par une décision. Chaque prise de décision trouve son origine dans l’un de ces deux grands types de motivations :

    1. Vouloir atteindre le résultat escompté pour les bénéfices qu’ils procurent
    2. Viser l’atteinte du résultat pour satisfaire une vision

Voici un exemple pour illustrer : 

    1. Certaines entreprises fabriquent du matériel informatique pour satisfaire les besoins de leurs clients et faire du profit
    2. Microsoft œuvre pour donner à chaque individu et chaque organisation les moyens de réaliser leurs ambitions.

Les deux approches aboutissent à des résultats semblables à court terme ( = fabriquer des ordinateurs), mais sur le long terme seule une organisation possède une vision qui la guide et inspire ses clients. 

S’appuyer sur la carotte et le bâton

Les entreprises incapables d’inspirer s’appuient davantage sur la manipulation pour réussir. Cela s’observe à différents niveaux : 

    • Jouer sur la peur en prétendant que le pire va arriver si l’on achète pas leur produit
    • Privilégier l’option la plus rapide et la moins coûteuse plutôt que par la meilleure solution à long terme. 
    • Proposer des réductions sur le prix en rognant sa marge pour vendre plus, au risque de mettre en péril sa santé financière.
    • S’appuyer sur la pressions sociales 
    • Mettre en avant l’innovation au détriment du besoin réel

Au bout du compte, les manipulations sont des stratégies parfaites pour conclure une transaction, mais elles n’incitent pas à la fidélité.

Une perspective différente : exprimer son pourquoi 

Le cercle d’or

Simon Sinek présente le concept du cercle d’or composé de trois parties : 

    • le quoi : savoir ce que l’on fait
    • le comment : savoir comment on le fait
    • le pourquoi : savoir pourquoi on le fait

Seuls les grands leaders et les entreprises prospères peuvent expliquer clairement leur mission, leur cause et leurs croyances. C’est-à-dire leur raison d’être et pourquoi ils se lèvent chaque matin. Savoir pourquoi est la seule manière de maintenir une réussite à long terme et de profiter de plus de flexibilité et d’innovation.

A ce niveau il est capital de comprendre que les gens n’achètent pas ce que l’on fait, mais les motivations pour lesquelles on le fait. Autrement dit, le pourquoi est la raison d’acheter et le quoi sert de preuve tangible à cette croyance.

Une question de biologie

En tout cas, la puissance du pourquoi est liée à notre besoin d’appartenance. Nous avons tendance à nous identifier aux leaders et aux entreprises qui partagent nos valeurs. Nous cherchons à inclure dans nos vies ces marques, produits ou personnes. Cette aptitude à favoriser la fidélité et le rapprochement s’appuie principalement sur les émotions et l’intuition. Les sociétés qui ne communiquent pas leur pourquoi,  nous incitent à prendre des décisions davantage rationnelles.

Transparence, discipline et constance

Pour qu’il fonctionne, le cercle d’or doit être équilibré et dans le bon ordre. Tout d’abord le pourquoi doit être précis et transparent. Ensuite, il doit être soutenu par la discipline du “comment”. C’est-à-dire les valeurs et les principes qui guident notre cause. Enfin, il y a constance du “quoi”. Nos paroles et nos actions doivent refléter ce en quoi on croit. L’authenticité est la résultante d’un cercle d’or équilibré. En étant authentique une personne ou une organisation est en mesure d’attirer tous ceux qui partagent la même vision.

Se concentrer sur les gens qui ont les même valeurs

Le but en affaires n’est pas de traiter avec tous ceux qui veulent ce que nous offrons, mais de se concentrer sur les gens qui croient aux mêmes valeurs que nous. 

L’émergence de la confiance

Simon Sinek explique que la réussite de notre espèce est en partie due à notre capacité à développer des cultures : un ensemble commun de valeurs. En effet, nous sommes plus à l’aise et nous coopérons mieux dans les organisations qui reflètent nos convictions. Notamment car la réunion de personnes ayant les mêmes croyances favorise l’émergence de la confiance. Ainsi, l’expression du pourquoi est un formidable levier pour rallier les personnes motivées autour de cette même raison d’être.

Plutôt que d’embaucher des personnes compétentes pour ensuite les motiver, les grandes firmes préfèrent engager des personnes déjà motivées. De plus, au lieu de donner à leurs employés un projet sur lequel travailler, elles donnent un but à atteindre. Notons aussi qu’une culture commune favorise la confiance, crée un sentiment d’appartenance et agit comme un filet de sécurité.

Vendre aux gens qui croient en nos valeurs

En ce qui concerne la vente, Simon Sinek nous invite à considérer que notre population se divise en cinq segments qu’il est possible de représenter par une courbe : les innovateurs, les utilisateurs précoces, la majorité précoce, la majorité tardive et les suiveurs.

Chaque groupe possède ses propres aspirations, croyances et comportements. Par exemple, la majorité précoce n’essaiera pas quelque chose de nouveau avant que quelqu’un d’autre l’ait déjà testé. Sachant cela, le seul but en affaires n’est pas de vendre à la majorité des gens, mais plutôt de trouver les gens à gauche de la courbe qui croient en nos propres valeurs. Ensuite, il suffit de laisser la loi de la diffusion faire son œuvre.

Les principes pour rallier les gens à sa cause

Commencer avec pourquoi mais travailler son comment

Au sein des grandes organisations, on constate qu’il y a souvent un leader charismatique à leur tête qui gère l’entité. Au niveau suivant, on retrouve habituellement des cadres supérieurs inspirés par la vision du leader qui savent comment l’alimenter et la rendre tangible. Le rôle du PDG est de personnifier le pourquoi, d’en être imprégné, et d’être le symbole des convictions de la société. Il doit également s’assurer qu’il y a des gens au sein de l’équipe qui croient aux mêmes valeurs que lui et qui savent comment développer et mettre en œuvre sa vision. 

S’assurer que le quoi soit aligné avec les valeurs du comment

Une organisation doit s’efforcer de respecter son système de valeurs par l’intermédiaire de la transparence, discipline et constance. Le plus important est de faire en sorte que le quoi et le comment soient cohérents avec le pourquoi. Pour ce faire, Simon Sinek propose d’utiliser une simple métaphore appelée le test du céleri. Dans les grandes lignes, il s’agit d’un exercice pour s’assurer que les décisions respectent la raison d’être.

Le plus grand défi : Lorsque le pourquoi devient vague

Généralement, à mesure qu’une organisation grandit et réussit, le quoi passe en premier. Tous les systèmes et processus s’orientent vers la poursuite des résultats tangibles. Les gens continuent de savoir ce qu’ils font, comment ils le font mais ils ne savent plus pourquoi. Il s’ensuit une confusion entre les accomplissement et la destination finale et donc un désalignement entre le pourquoi et le comment.

Pour faire face à cette problématique, le défi n’est pas de s’accrocher au leader, mais de trouver des moyens efficaces de toujours garder vivante la vision du fondateur. Pour qu’une entreprise continue à inspirer, son pourquoi doit être intégré à la culture de l’entreprise.

L’importance de découvrir son pourquoi

Ironiquement, le plus difficile n’est pas d’identifier son pourquoi mais de rester complètement équilibré et authentique. Il faut de la discipline pour faire confiance à son instinct et rester fidèle à son but et ses convictions. C’est seulement en agissant de la sorte que l’on peut commencer à inspirer et toucher les gens. Finalement, le secret est d’avoir un pourquoi clair, d’être discipliné et responsable à l’égard de ses propres valeurs et manifester de la constance dans ses paroles et ses actions. En tout cas, le plus important reste de commencer par pourquoi !

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Résumé : Par ici la sortie – Michaël Ferrari

Comment passer d’une commission de surendettement à la liberté financière ? A travers son livre, Par ici la sortie (lien affilié), l’auteur expose les principes qui lui ont permis de mettre progressivement son argent au service de ses rêves. Il organise ses conseils par l’intermédiaire 5 étapes pour lesquelles nous allons extraire les idées essentielles à travers ce résumé. C’est parti !✅

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Résumé : Par ici la sortie – Michaël Ferrari

Le parcours de Michaël Ferrari

L’expérience du surendettement

Durant sa jeunesse, Michaël Ferrari explique que ses parents ne roulaient pas sur l’or. Surendettés, ils risquaient de perdre leur maison. Cette expérience renforce l’auteur dans sa volonté de prendre le contrôle de sa liberté financière.

L’importance du diplôme

Étudiant, il cumule des petits boulots pour payer ses études et acquérir un diplôme. De son point de vue, le savoir se transforme en compétences qui ont de la valeur. Après l’obtention d’un bac+2 en informatique, il décroche un CDI. Cependant, il déchante rapidement lorsque son entreprise embauche un stagiaire plus diplômé et mieux payé mais qui travaille moins bien. Il constate ainsi qu’un bac + 5 est un raccourci pour gagner dix ans d’expérience et améliorer sa rémunération. 

Le manque d’intérêt dans les postes bac+5

Il se relance dans les études et empoche un bac + 5 en management et technologies de l’information. Après son stage de fin d’étude, il décroche un poste de consultant informatique en CDI. Mais il démissionne au bout de deux mois seulement car le boulot est sans intérêt. Il trouve de nouveaux employeurs et obtient un niveau de revenus correct. Malgré tout, les postes restent vides de sens et les perspectives d’évolution sont limitées.

L’expérience en freelance

Il s’intéresse alors à l’entreprenariat et décide de se mettre à son compte en tant que freelance. Mais là encore, il lui manque une pièce essentielle à son puzzle : le temps. C’est alors qu’il se lance dans la quête de développer sa liberté temporelle et financière. Il partage son expérience et ses enseignements à travers 5 étapes que nous allons découvrir dès à présent.

Étape 1 : Prendre conscience de sa prison dorée

Une prison sans barreau

Au cours de ses expériences professionnelles, Michaël Ferrari constate que sa liberté est en danger. De son point de vue, le monde du travail revient à signer le contrat suivant : échanger 90% de son temps et sa liberté pour être libre les 10% du temps restants mais avoir seulement assez d’argent pour survivre. Or attendre la retraite pour être libre de son temps est un piège à éviter.

La retraite : un modèle dépassé

Selon l’INSEE, l’espérance de vie en bonne santé est d’environ 64 ans en 2019. Vouloir être dédommagés au moment où ils sont sur le déclin est plutôt une mauvaise option. C’est pourquoi, l’auteur considère que le système de la retraite est défaillant et obsolète.

L’importance de s’occuper de son argent.

La solution pour s’extirper de cette prison sans barreau passe par le fait de prendre les rênes de sa liberté financière. L’une des premières règles à comprendre est que l’important n’est n’est pas combien on gère mais ce que l’on fait avec ce que l’on a.

Étape 2 : Faire un bilan 

Etablir la liste de ses dépenses

Pour reprendre une citation de l’écrivaine Vicki Robin : “l’indépendance financière n’a rien avoir avec le fait d’être riche. C’est l’expérience d’avoir assez.” La clé est de connaître la somme d’argent que l’on a besoin tous les mois pour mener la vie dont on rêve ? Pour répondre à cette question, l’auteur suggère de commencer par établir la liste de ses besoins actuels en s’intéressant à ses dépenses. 

Se constituer une épargne de sécurité

Ensuite, il convient de se constituer une épargne de précaution. Il s’agit d’un matelas de sécurité qui représente trois à six mois de dépenses mensuelles. Ce capital sert à payer les dépenses imprévues : contraventions, matériel à remplacer, ennuis de santé…

Mettre de l’ordre dans ses comptes

En parallèle, il est nécessaire de remettre de l’ordre dans ses finances. Voici plusieurs actions à appliquer par ordre des priorités : 

    1. A partir de la liste de ses dépenses, décider celles à conserver et celles à supprimer
    2. Rembourser les mauvaises dettes
    3. Constituer une épargne de précaution
    4. Epargner pour financer ses projets

Engager le changement

Michael Ferrari présente trois statistiques pour mettre en perspective l’importance de prendre en main ses finances : 

    • La majeure partie de la fortune de Warren Buffet s’est constituée après ses 52 ans
    • Il suffit de 4 ans de liberté financière pour obtenir plus de temps qu’un salarié qui travaillera 42 ans à raison de 30 jours de congés par an
    • A 40 ans, le temps restant à passer avec nos parents est épuisé à 90%

Étape 3 : Maîtriser les savoirs fondamentaux de la souveraineté temps/argent

L’intelligence financière, c’est-à-dire la capacité à organiser sa liberté économique, est un ensemble de connaissances pratiques autour de l’argent et de l’investissement.

La liberté temporelle est la première forme de richesse

Un principe fondamental est de comprendre que notre temps est la ressource la plus rare que nous ayons. Pour développer sa liberté temporelle, il faut consentir à faire des sacrifices sur le court terme pour en profiter sur le long terme. Cette phase de développement demande beaucoup d’efforts et dure entre cinq et dix ans. La finalité est d’arriver au moment où l’on a suffisamment d’argent et de souplesse temporelle pour choisir ses contraintes. 

A ce propos, le salariat correspond à une prison dorée qui nous empêche de consacrer notre temps à ce qui est le plus important. Il existe très peu de métiers où le revenu horaire est très élevé. Le seul moyen est de développer des revenus passifs qui ne dépendent pas de notre temps (immobilier, dividendes, royalties…).

L’arbitrage géographique

La seconde forme de richesse est la liberté géographique. Les revenus doivent être indépendants de l’endroit où l’on se trouve. A ce propos, le lieu de résidence est un levier qui a un impact non négligeable sur ses dépenses, notamment car le coût de la vie fluctue en fonction de la zone géographique où l’on réside. L’important est d’élaborer un projet de vie qui tient compte du lieu et du cadre de vie désirés.

Développer des revenus passifs

La troisième forme de richesse est la liberté financière qui a un impact direct sur la liberté temporelle et géographique. Tout l’enjeu est de développer de multiples sources de revenus passifs. Pour ce faire, les trois piliers où investir ses efforts sont l’immobilier, les placements financiers (Bourse/crypto monnaie) et l’entrepreneuriat.

Produire au lieu de consommer

En tout cas, l’enrichissement passe obligatoirement par l’action et un travail de production. Cela repose sur plusieurs principes : 

    • Investir habilement son énergie
    • Eviter les écrans
    • Apporter de la valeur

Le développement de ses talents

Un travail de création est forcément lié à des compétences qu’il faut faut chercher à développer pour s’enrichir. Au-delà de l’intelligence académique, il est primordial de travailler son intelligence pratique. La clé est de trouver une activité à l’épicentre de ses talents et faire preuve de débrouillardise, quitte à apprendre en pratiquant. 

Cinq distinctions à faire

Michael Ferrari partage également 5 pièges à éviter : 

    • Les gens mentent, leurs actions parlent pour eux
    • Un “Je suis débordé !” Ne doit pas être pris pour comptant 
    • Ce n’est pas parce qu’il est poli qu’il est d’accord
    • Les bonnes et mauvaises dettes sont à distinguer
    • Ce n’est pas parce que c’est cher que c’est bien

Accepter l’échec

Il est aussi capital de considérer que tout le monde a le droit à l’erreur. Expérimenter quitte à se tromper est même le seul moyen de progresser. Or, le système actuel est inadapté car il tend à sanctionner les erreurs.

Étape 4 : Investir sur les trois piliers de la liberté financière

Pour reprendre les mots de l’auteur, “la véritable richesse est de posséder des actifs qui vous font gagner de l’argent, indépendamment du temps que vous y passez.”

Pilier n° 1 : Entreprendre et créer des actifs numériques

Le rôle d’un entrepreneur est d’identifier un problème et mobiliser des ressources pour le résoudre. Internet et la dématérialisation ont permis de démocratiser et faciliter l’entrepreneuriat.

Quelques recommandations pour se lancer 

Voici plusieurs conseils généraux pour lancer son propre business : 

    • Trouver une idée en adéquation avec ses talents et aspirations en reprenant des idées existantes, en se focalisant sur des frustrations rencontrées au quotidien ou en créant un produit/service lié à son métier actuel
    • Identifier les besoins et les attentes du client en prenant le temps d’écouter ce que les gens disent et en étudiant ce qu’il font
    • Apporter de la valeur et créer du lien en faisant attention de tenir ses promesses, en étant juste ou en réparant ses erreurs
    • Vendre à sa juste valeur en utilisant le système de la prévente et surtout en passant à l’action.
Les différents modèles de l’entrepreneuriat

Michaël Ferrari présente 5 modèles entrepreneuriaux :

    1. Modèle 1 : free-lance. Le freelancing est la manière la plus simple d’entreprendre mais les revenus sont vite plafonnés car l’activité revient à échanger ses compétences et son temps contre de l’argent. Plusieurs services sont souvent recherchés en free-lance  : développeur, assistant de direction, consultant marketing, support client, copywriter, consultant en IA… . 
    2. Modèle 2 : Influenceur. L’objectif est de créer du contenu et le monétiser. La difficulté est que l’activité s’appuie sur le marché saturé de l’attention. La clé est de se démarquer grâce à son unicité soit en se positionnant comme un expert, soit en créant du contenu original, soit en tenant des propos à contre-courant.
    3. Modèle 3 : Infopreneur. La création de produits d’information consiste à packager de l’information en la présentant comme une solution à un problème précis
    4. Modèle 4 : e-commence. L’activité revient à vendre des produits qui ne sont pas les nôtres
    5. Modèle 5 : Création d’une agence en ligne. C’est l’évolution du modèle de free-lance. Le service vendu est effectué par des tiers qui travaillent pour le compte du propriétaire du business. L’agence agit comme un intermédiaire entre la demande et les fournisseurs.

Pour démarrer, l’idée est de trouver une activité entrepreneuriale à la frontière de ses compétences, de ses aspirations et des besoins des gens.

Pilier n° 2 : Investir dans l’immobilier

Inconvénients et avantages

L’immobilier est une forme d’investissement permettant de s’enrichir sans capital de départ, notamment grâce à l’effet de levier du crédit. C’est aussi l’une des formes de revenus les plus prévisibles et stables.

Toutefois, on peut lister plusieurs désavantages par rapport à d’autres classes d’actif : 

    • L’immobilier résidentiel dépend énormément du facteur humain
    • C’est un investissement peu liquide
    • La fiscalité est complexe et assez élevée si l’on si prend mal
    • La réglementation est instable 

Ces inconvénients sont à coupler avec des craintes comme la peur d’un effondrement du marché, la peur des travaux, la peur de la gestion des locataires, ou la peur de l’endettement.

Réussir un investissement locatif

Michaël Ferrari détaille sa méthode pour aborder sereinement un investissement immobilier locatif. Voici un bref résumé de ses recommandations : 

    • Viser à minima un investissement qui s’autofinance
    • Se créer la bonne affaire en osant transformer, modifier, améliorer ou rénover un bien
    • Ne pas hésiter à négocier 
Transformer la banque en allié

Le financement de l’opération est le nerf de la guerre, car l’enrichissement dans l’immobilier repose sur l’effet de levier du crédit. Pour développer une bonne relation avec les banques, la clé est de soigner son profil client en maîtrisant son taux d’endettement, sa situation professionnelle, ses revenus et son comportement bancaire. Il convient aussi de travailler sérieusement la présentation de son projet pour que la banque puisse facilement mesurer son risque.

Faire les bons choix fiscaux

En parallèle, il faut aussi comprendre que l’anticipation de la fiscalité est un point crucial de la réussite de son opération immobilière. Un premier point est de différencier les bien détenus en nom propre et ceux détenus via une société. Par exemple : 

    • la fiscalité d’un bien détenus en nom propre mis en location nue est punitive, l’imposition va de 17% plus de 62% en fonction des revenu
    • la location meublée non professionnelle (LMNP) est plus avantageuses

L’auteur présente un tableau synthétisant la fiscalité immobilière en fonction des différents moyens de détention d’un bien. On peut aussi retenir que l’optimisation fiscale dépend de la durée de location (courte ou longue durée) ou du type de bien (logement à usage d’habitation, local commercial…)

Pour se lancer dans l’immobilier, il est primordial de prendre le temps de réfléchir à sa stratégie d’investissement pour l’adapter à son profil et ses objectifs.

Pilier n° 3 : Investir en Bourse et en crypto monnaie

La philosophie de l’auteur consiste à investir régulièrement en minimisant son risque, en optimisant la performance et en y passant le moins de temps possible. Pour ce faire, il prône une forme d’investissement passive sur le long terme. 

Les avantages et inconvénients de la bourse

Contrairement à l’immobilier, l’investissement boursier est généralement plus simple. Il est possible d’investir partout dans le monde grâce à une simple connexion internet. Par contre, la bourse nécessite un capital initial. Il vaut mieux laisser tomber cette forme d’investissement, si l’on a moins de 100€ à placer tous les mois. 

Un investissement long terme

La rentabilité des placements boursiers est aussi énormément corrélée à la durée de d’investissement. Grâce aux intérêts composés, plus l’horizon de placement est grand, plus la rentabilité est élevée. C’est pourquoi il est préférable d’investir régulièrement et le plus tôt possible. Par contre, il vaut mieux miser uniquement de l’argent dont on a pas directement besoin. Le montant du placement est à déterminer en fonction de la rente mensuelle que l’on souhaite et du temps dont on dispose.

Passer à l’action grâce à l’investissement programmé

Selon l’auteur, la stratégie à privilégier revient à investir tous les mois sur un ETF dit “large” sur un horizon de placement de plusieurs dizaines d’années. C’est le cas des  ETF du S&P500 qui répliquent un panier des 500 plus grandes entreprises américaines. Ces produits financiers engendrent peu de frais et absorbent mieux les risques de variations du capital. Pour se lancer, il suffit d’ouvrir un compte titre chez un courtier et de passer un simple ordre d’achat.

L’allocation d’actif dans son portefeuille

Une autre recommandation consiste à diversifier ses investissements selon plusieurs classes d’actifs, dans les proportions adaptées à son profil. Un repère courant est d’avoir 100 moins votre âge comme proportion maximum en actions. L’auteur suggère de se baser sur le portefeuille permanent d’Harry Browne : 25 % d’obligations, 25 % d’actions, 25 % d’or et 25 % de cash. L’idéal est d’acheter un ETF pour chacune de ces quatre classes d’actifs (des exemples de titres sont donnés dans le livre). 

Pour finir, il existe aussi deux alternatives à coupler à l’investissement boursier : le crowdfunding immobilier et la cryptomonnaie en particulier le Bitcoin.

Étape 5 : Pérenniser et optimiser

La liberté financière doit rester une activité plaisante. Voici plusieurs idées à mettre en œuvre dans la durée pour se prémunir des principaux facteurs d’échecs : 

    • Ne pas se laisser porter par ses envies passagères. L’idée fondamentale est que toutes les envies auxquelles on succombe demandent soit du travail, soit de repousser la date à laquelle on sera libre financièrement.
    • Constituer sa dream team. L’auteur suggère de considérer que l’on est à la tête d’une entreprise dédiée au développement de sa liberté financière et qu’à ce titre, on doit s’entourer de personnes clés.
    • Préférer la prudence à la maximisation de la rentabilité. Pour cela, il est indispensable de connaître son objectif et de s’y tenir.
    • Contrôler ses dépenses. A ce sujet, il faut comprendre que la résidence principale est un des principaux postes de dépenses. Parfois, il vaut mieux louer qu’acheter, voire acheter plus petit ou même acheter grand mais louer une partie.
    • Organiser son patrimoine en tenant compte de quatre paramètres : la fiscalité, la sécurité juridique, la transmission et enfin la protection sociale.

Conclusion

A la fin du livre, Michael Ferrari insiste sur le fait de ne pas oublier d’être heureux. Pour conclure en citant ses mots : “afin de pérenniser votre liberté financière, assurez vous qu’elle vous rend heureux dans la durée et que les activités que vous choisissez vous apportent, elles aussi, tout autant de bonheur.”

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Résumé : Construire un second cerveau – Tiago Forte

A travers ce livre, Construire un second cerveau (lien affilié), l’auteur propose un système pour révolutionner notre approche de la productivité. Il s’agit d’une méthode complète pour organiser sa vie numérique et libérer son potentiel créatif. Sa promesse est de nous aider à 

retrouver instantanément toute information, organiser ses idées, et connecter les points communs afin d’avancer drastiquement sur ses projets. Découvrons l’essentiel des différents chapitres dans ce résumé. C’est parti !

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Résumé : Construire un second cerveau – Tiago Forte

La promesse d’un second cerveau

Le second cerveau représente un système qui permet d’organiser ses pensées et sa vie numérique. Pour Tiago Forte, il y a de multiples avantages de mettre en place un tel système : 

    • Retrouver en quelques secondes tout ce que l’on a appris, touché ou pensé dans le passé. 
    • Sauvegarder ses meilleures idées afin de s’éviter d’avoir à réinventer la roue.
    • Connecter les informations et prendre conscience de points communs entre différents projets.
    • Adopter un système fiable pour partager son travail avec aisance
    • Se détendre et se déconnecter en sachant que l’on dispose d’un système permettant de n’oublier aucun détail. 
    • Passer moins de temps à rechercher des choses

Qu’est ce qu’un second cerveau ?

L’expérience de l’auteur

Alors qu’il était malade, Tiago Forte désespérait de trouver un remède. Même les traitements puissants le soulageaient que temporairement. Il décida alors de noter ce qu’il ressentait et pensait sur un calepin. Ses notes l’aidèrent à mieux gérer sa condition de malade chronique et même à guérir. Il prit conscience que ce mode d’organisation facilitait la résolution de ses problèmes et produisait des résultats immédiats. En l’appliquant à d’autres domaines de vie, cette approche lui permit de d’organiser l’information de manière globale pour toutes sortes d’objectifs et projets. Une fois l’information en main, il était plus facile de l’utiliser pour répondre à ses propres besoins tout en étant utile à autrui. C’est ce système de gestion de l’information que l’auteur nomme “second cerveau”.

Un système de gestion de l’information

Pour lui, notre succès professionnel et notre qualité de vie dépendent directement de notre capacité à gérer l’information de manière efficace. Au cours de l’histoire, les individus éduqués se servaient de mémentos pour lier entre elles des bribes d’information d’origines variées et comme source d’inspiration. La clé est d’appliquer la même approche en considérant les notes comme des briques de savoir qui permettent de créer de multiples relations entre l’information, la technologie et nous-mêmes. Il s’agit d’un mix entre un cahier d’étude, un journal intime et un carnet de croquis pour ses idées. 

De nos jours, la technologie améliore grandement la prise de notes et facilite l’utilisation d’un mémento. Les carnets numériques ne se délabrent plus, nous avons moins de risque de les perdre, ils intègrent des fonctions de recherche et ils sont disponibles partout et tout le temps.

Le fonctionnement d’un second cerveau

Dans les faits, notre second cerveau est comme assistant personnel qui contribue à rendre quatre services essentiels

    • concrétiser nos idées
    • mettre en lumière de nouvelles associations
    • faire germer de nouvelles idées
    • affûter nos perspectives dans leur singularité

Le centre neurologique du second cerveau repose sur une application de prise de notes comme Microsoft OneNote, de Google Keep, d’Apple Notes, de Notion ou d’Evernote. Ces technologies offrent des avantages indéniables par rapport aux notes papiers, notamment avec les fonctionnalités de recherche, partage, sauvegarde, édition, création de liens, synchronisation entre appareils…

En tout cas, la gestion des connaissances personnelles passent par trois étapes clés : 

    • Se souvenir en sauvegardant des faits et des idées
    • Connecter les idées
    • Créer de nouvelles choses en transformant le savoir

Tiago Forte propose une méthode en quatre étapes pour ne plus rien oublier d’important. Elle se résume avec l’acronyme CODE : 

    • Capter : conserver ce qui résonne en nous
    • Organiser : sauvegarder en vue d’une utilisation future
    • Distiller : faire en sorte que la note soit utile à l’avenir
    • Exprimer : mettre en application son savoir

Les quatre étapes de la méthode CODE

Capter : garder ce qui résonne en soi

Le but est de se constituer un recueil personnel de connaissances en vue de générer des idées à partir de ses notes. Cette banque de savoirs doit comprendre tout type d’informations, exceptés : 

    • Les informations sensibles qui devraient être sécurisées.
    • Les documents qui demandent une application dédiée pour être exploitables.
    • Les fichiers très volumineux.
    • Les contenus collaboratifs.

L’idéal est de noter tout ce qui peut nous aider à trouver des réponses aux questions que l’on se pose sur des thèmes divers et variés tels que l’investissement, le sommeil, le quotidien, la carrière professionnelle, les livres à lire… . Pour dresser cette liste, il convient d’utiliser des critères de captation pour éviter de référencer tout et n’importe quoi. Voici 

quatre filtres à utiliser : 

    • est-ce inspirant ?
    • est-ce utile ?
    • est-ce personnel ?
    • est-ce surprenant ?

Grâce à la technologie, il est facile de partager, exporter ou sauvegarder un contenu dans son mémento numérique. L’auteur donne plusieurs conseils pour capter les informations intelligemment : 

    • Compiler des extraits plutôt que des articles ou des passages complets
    • Référencer la source de l’information
    • Préférer reformuler avec ses propres mots
    • Ecrire ses expériences et réflexions intérieures

S’organiser : sauvegarder ses actifs en vue d’une utilisation future

Il faut voir le second cerveau comme une cathédrale mentale dans laquelle pénétrer à chaque fois que l’on a envie de s’isoler du monde extérieur pour imaginer le nôtre. La première étape sert à capter des informations (accumuler des matériaux de construction). Cette seconde étape consiste à organiser l’information (les matériaux) selon leur degré d’exploitabilité. Pour ce faire, l’auteur suggère de classer chaque ressource selon quatre catégories d’informations universelles que l’on peut résumer par l’acronyme PARA.

    • Les projets (Projects) : les activités limitées dans le temps pour lesquelles on est actuellement engagé.
    • Les domaines (Areas) : Les responsabilités à long terme que l’on souhaite gérer dans la durée
    • Les ressources (Ressources) : Les sujets potentiellement utiles à l’avenir
    • Les archives (Archives) : les informations devenues inactives issues des trois autres catégories.

Voici la check-list pratique que propose l’auteur pour ranger chaque note : 

“Pour quel projet cette note me sera-t-elle la plus utile ? Si aucun : pour quel domaine sera-t-elle la plus utile ? Si aucun : à quel type de ressources est-elle liée ? Si aucun : ranger dans les archives.”

En d’autres termes, l’idée est d’organiser ses idées en fonction de leur destination, c’est-à-dire les objectifs qu’elles vont nous aider à atteindre. Chaque projet doit correspondre à une liste de notes unique. 

Distiller : Aller à l’essentiel

Une fois les notes référencées et organisées, le but va être de les affiner afin de pouvoir les utiliser ultérieurement. Pour survivre à leur voyage vers l’avenir, elles doivent être “découvrables”. Dit autrement, on doit être en mesure de voir immédiatement ce qu’elles contiennent et accéder aux points spécifiques qui nous sont utiles. A ce sujet, il existe l’astuce du surlignage 2.0 et la synthèse progressive.

Cette technique revient à traiter activement les informations, à les relier à des idées existantes, et à les intégrer dans une structure cognitive cohérente de sorte à faire ressortir les points essentiels, notamment par un travail de surlignage. Cela passe également par un travail d’élagage qui vise à éliminer les détails et faire ressortir l’extraordinaire. Trois erreurs sont à éviter : 

    • surligner à l’excès. Seul 10 à 20% du contenu doit être repris
    • surligner sans but précis
    • compliquer le surlignage

En bref : identifier l’essentiel dans ses notes permet d’avancer plus efficacement sur ses activités.

Exprimer : Montrer son travail

Pour progresser sur nos projets, Tiago Forte nous invite à nous exprimer au plus tôt, par petite brique et le plus fréquemment possible pour obtenir du feed-back. C’est pourquoi, il est souvent pertinent de décliner ses tâches en petites étapes et d’agir dès que l’on a suffisamment d’éléments pour avancer sur l’une d’elles. Au niveau de ses notes, cela se retranscrit par la création de cinq briques intermédiaires réutilisables : 

    • Les notes distillées
    • Les rebuts
    • Le travail en cours
    • Les livrables finalisés
    • Les documents créés par autrui

Le secret est de produire régulièrement de petits travaux, puis de réutiliser le travail passé pour créer une meilleure production. En ce qui concerne le mémento numérique, l’auteur propose 3 méthodes de réutilisation des notes : 

    • Utiliser la fonction recherche pour naviguer dans ses collections de savoirs personnels
    • Parcourir ses notes manuellement au gré de ses projets et envies
    • Utiliser des balises pour établir des connexions entre plusieurs catégories

Finalement par “montrer son travail”, l’auteur entend : 

    • Récupérer une idée pile au moment où l’on en a besoin
    • Chercher à collaborer pour obtenir des feedbacks
    • Mettre en œuvre ses idées et ses connaissances pour finaliser ses projets

Réaliser ses projets

Exécuter avec créativité

Tous les processus créatifs suivent le même mouvement : une alternance de phases de divergence et de convergence. La phase divergence correspond à l’état de génération de nouvelles idées qui demande de la spontanéité, du chaos et du désordre. Il s’ensuit la phase d’exécution associée à la phase de convergence. 

Si l’on fait le parallèle avec la méthode CODE : 

    • Les deux premières étapes (Capter et Organiser) correspondent à la divergence. C’est le moment où on fait des recherches, où l’on explore et on accumule des idées
    • Les deux étapes suivantes (Distiller et Exprimer) sont la phase de convergence. On ferme la porte à de nouvelles idées et on commence à construire quelque chose à partir des briques de connaissances déjà constituées.

L’auteur liste trois stratégie pour donner corps à un travail créatif : 

    • Créer des ponts en se constituant un archipel d’idées
    • Utiliser l’élan d’hier pour son travail du jour. Une astuce revient à commencer l’étape du lendemain pour faciliter son démarrage le jour J
    • Réduire la portée en produisant quelque chose de plus modeste et concret plutôt que d’attendre que tout soit parfait pour commencer

Mettre en place des habitudes pour soutenir son organisation numérique

Il est primordial que les espaces de travail virtuels soutiennent notre productivité (au lieu d’interférer avec elle). Pour encourager une productivité durable, il est judicieux d’établir des listes de contrôle en identifiant clairement les étapes indispensables pour lancer et clôturer chaque projet. Ensuite, il est recommandé de mettre en place des revues régulières. Une revue hebdomadaire sert à ne pas se laisser submerger. Une revue mensuelle permet de contrôler et être au clair sur ce que l’on fait. 

Au bout du compte, la clé est de considérer ses notes numériques comme un environnement de travail et non comme un bête moyen de stockage. A ce titre, le système doit être utilisé et rester souple. 

Trouver sa voie pour s’exprimer

Finalement, le fait de se construire un second cerveau est une entreprise de développement personnel. L’intérêt est de pouvoir y stocker ses pensées afin de les rendre moins vulnérables au passage du temps. Le but ultime est de devenir le chef de bord de sa vie plutôt qu’un simple passager. Cette nouvelle identité offre de nouvelles perceptives : 

    • Tendre de la pénurie à l’abondance
    • Tendre de l’obligation au service
    • Tendre de la consommation à la création

Conclusion

Pour se lancer au mieux dans cette aventure, voici douze points à mettre en œuvre dès à présent pour se construire un second cerveau : 

    1. Décider de ce que l’on veut capter
    2. Choisir une application de prise de notes,
    3. Sélectionner un outil de captation de contenus.
    4. Mettre en application le système d’organisation PARA
    5. S’inspirer en identifiant nos douze problèmes les plus récurrents.
    6. Surligner pour capter automatiquement les passages les plus importants
    7. S’entraîner au résumé progressif.
    8. Se concentrer sur une brique intermédiaire
    9. Finaliser un livrable.
    10. Planifier une revue hebdomadaire.
    11. Évaluer son degré de compétence en prise de notes.
    12. Ne pas lâcher ce qui résonne en nous.

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Résumé : La psychologie de l’argent – Morgan Housel

Dans ce livre, La psychologie de l’argent (lien affilié), l’auteur partage une vingtaine de leçons intemporelles sur la richesse, la cupidité et le bonheur. Son objectif est de nous aider à prendre des décisions financières plus avisées.  Pour cette synthèse, découvrons l’essentiel de la vingtaine d’enseignements qu’il propose. C’est parti !

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Résumé : La psychologie de l’argent – Morgan Housel

Du point de vue de l’auteur, la réussite financière est davantage liée à l’attitude qu’à l’intelligence. Autrement dit, l’argent relève plus de la psychologie que de règles physiques. Ainsi, un individu peut s’enrichir s’il possède un petit nombre d’aptitudes comportementales. 

1. Comprendre que chacun agit raisonnablement en fonction de ses expériences personnelles.

Bien que les gens semblent adopter des comportements financiers irrationnels, personne n’est véritablement « cinglé ». En réalité, chacun agit en fonction de son vécu personnel. Par exemple, les visions de l’inflation, de la Bourse ou du chômage seront complètement différentes d’une génération à l’autre à cause du contexte économique dans lequel les gens ont évolué. Leur conception de l’argent se forge dans des mondes totalement différents. De ce fait, un comportement financier considéré comme extravagant par un groupe paraîtra parfaitement logique à un autre. En fait, chacun fait des choix qui lui paraissent raisonnables à un instant en fonction de ses expériences.

2. Considérer que les choses ne sont jamais ni aussi formidables ni aussi terribles qu’il n’y paraît.

Notre interprétation d’un résultat financier est soumise à un biais perceptuel. D’un côté, nous préférons imputer la responsabilité de nos échecs à la malchance. D’un autre côté, nous avons tendance à attribuer les erreurs des autres à leurs mauvais choix. Une gestion financière efficace, suggère plutôt de démêler les rôles de la chance, du talent et du risque. Morgan Housel propose d’appliquer deux principes : 

    • Prendre le temps de réfléchir avant d’admirer certains sans réserve et de mépriser d’autres en espérant ne jamais leur ressembler
    • Prêter davantage attention aux grandes tendances plutôt qu’aux cas particuliers.

3. Stopper la spirale du “jamais assez”

Nous devons dompter le besoin impérieux de gagner encore plus au point de tout risquer. L’auteur propose plusieurs réflexions sur le sujet : 

    1. La compétence la plus difficile à acquérir dans le domaine financier est d’apprendre à stopper l’inflation de ses désirs.
    2. La cause racine de ce problème est la comparaison sociale : vouloir plus et mieux que son voisin
    3. Juger qu’on a assez, c’est comprendre que vouloir toujours plus peut mener à des actions que l’on risque de regretter.
    4. Il y a quantité de choses qui ne valent pas la peine d’être risquées, comme le respect des autres, la liberté ou encore avoir une famille et des amis.

4. Privilégier les rendements composés sur le long terme

Plutôt que d’exercer une force folle pour générer des résultats colossaux, il est préférable de se concentrer sur de petits efforts constants sur le long terme. L’investisseur Warren Buffett est une illustration de cette philosophie. Il a construit sa fortune grâce à la magie des intérêts composés en commençant par investir jeune et en ayant persévéré pendant plus d’un demi-siècle. Plutôt que de consacrer tous ses efforts à la maximisation du rendement, il vaut mieux viser un rendement correct que l’on peut maintenir le plus longtemps possible. 

5. Viser la sobriété pour rester riche

Pour l’auteur, il existe de multiples moyens pour s’enrichir et un nombre incalculable d’ouvrages qui les exposent en détail. En revanche, il n’existe qu’un seul moyen de rester riche et il repose sur un subtil mélange de sobriété, d’humilité et de paranoïa. Appliquer cet esprit de survie revient à suivre trois grands principes :

    • Chercher à devenir financièrement indestructible plutôt que viser l’obtention de rendements maximaux.
    • En plus de planifier, il est important de prévoir que les choses puissent pas se réaliser comme prévu.
    • Etre optimiste face à l’avenir mais paranoïaque face à ce qui pourrait se trouver en travers du chemin.

6. Considérer l’importance de la longue traîne

Le monde des affaires et de l’investissement est largement influencé par ce qu’on appelle la longue traîne. Ce concept signifie que l’essentiel des résultats est causé par un tout petit nombre d’événements. L’idée sous-jacente est qu’il n’est pas nécessaire de toujours prendre les bonnes décisions. On peut se tromper une fois sur deux et faire fortune quand même. L’important est de savoir combien la bonne décision rapporte et combien la mauvaise nous fait perdre. 

7. S’enrichir pour gagner en liberté temporelle

Le principal bénéfice que procure l’argent est la maîtrise de son temps. A ce propos, l’idéal est de disposer d’un fonds d’urgence couvrant six mois de dépenses. Un matelas de sécurité permet de se libérer du stress. Par exemple en offrant le luxe de prendre des congés sans solde ou quitter son emploi sans risquer de manquer de ressources financières.

8. Eviter d’impressionner avec des signes apparents de richesse

Ce que nous possédons n’impressionne personne d’autre que nous-même. Lorsqu’on voit quelqu’un dans une Ferrari, on n’admire pas le conducteur, mais on s’imagine être à sa place. En d’autres termes, un signe apparent de richesse ne provoque pas un sentiment d’admiration chez les autres, il les projette simplement dans leur propre quête d’appréciation et d’admiration. Si l’objectif est d’être respecté et admiré, l’humilité, la gentillesse et l’empathie sont beaucoup plus efficaces.

9. Comprendre que la fortune ne se voit pas

Dépenser de l’argent pour montrer aux autres notre fortune est le meilleur moyen de la perdre. Quand quelqu’un affirme qu’il rêve de devenir millionnaire, il dit en fait : « J’aimerais pouvoir dépenser un million de dollars » – or c’est exactement le contraire d’être millionnaire. A ce sujet, il convient de bien distinguer la fortune et les richesses. Les richesses renvoient à un revenu présent, alors que la fortune correspond aux revenus que l’on ne dépense pas. Ainsi, il vaut mieux conserver une apparence modeste.

10. Économiser

L’édification d’une fortune dépend davantage du taux d’épargne que des revenus ou des retours d’investissement. Pour illustrer, l’auteur utilise la métaphore de l’énergie : Nous accroissons notre richesse énergétique non pas en produisant plus d’énergie, mais en faisant en sorte d’en avoir moins besoin. L’épargne et la sobriété sont l’équivalent pour la finance des économies d’énergie et de l’amélioration de l’efficacité énergétique. La clé est de faire en sorte que nos besoins se situent un cran en dessous de nos revenus. Autrement dit, il faut vivre en dessous de ses moyens pour faire fortune.

11. Essayer d’être globalement raisonnable

Chercher à être froidement rationnel est moins efficace que d’essayer de se montrer globalement raisonnable. Théoriquement, la finance consiste à trouver les stratégies de placement mathématiquement optimales. Mais dans le monde réel, ce ne sont pas les théories rationnelles qui intéressent les individus, mais les stratégies les plus susceptibles de les laisser dormir en paix. C’est pourquoi il vaut mieux essayer d’être globalement raisonnable plutôt que de viser la froide rationalité dans ses décisions financières.

12. Ne pas prédire l’avenir en s’appuyant sur le passé

Bien connaître l’histoire de l’économie et de l’investissement permet d’ajuster ses attentes et de comprendre les causes de nos erreurs. Mais l’histoire ne peut en aucun cas servir de modèle pour prédire le futur. S’en remettre aveuglément au passé présente deux graves inconvénients : 

    • Premier risque, on reste incapable d’anticiper les événements exceptionnels imprédictibles qui changent réellement la donne.
    • Deuxième risque : on surestime le rôle d’évolutions structurelles récentes qui deviennent déterminantes.

La clé est plutôt la suivante : plus on remonte dans le passé, plus générales doivent être les leçons qu’on en tire. 

13. Toujours prendre une marge d’erreur

Prévenir les risques liés à l’imprévisible est impossible, car on peut seulement se préparer à ce qu’on est capable d’envisager. En termes de prévisions, le plus important est simplement de considérer que les choses peuvent ne pas se réaliser comme prévu. Un principe indispensable à suivre consiste à considérer une marge d’erreur. La règle générale est d’attribuer seulement 10% de son capital au maximum par pari. L’objectif de la marge de sécurité est de rendre les prévisions superflues. Pour accéder au bonheur mieux vaut mettre la barre plus basse.

14. Accepter que les choses changent

Faire des plans à long terme est compliqué, car nos objectifs et nos aspirations évoluent avec le temps. Deux choses sont importantes à garder à l’esprit lorsque l’on prend des décisions censées nous engager sur le long terme.

    • essayer d’éviter les extrêmes
    • accepter l’idée que tout le monde peut changer d’avis. 

15. Considérer que rien n’est gratuit

Comme le dit l’auteur : “Tout a un prix, mais il y a des prix qui n’apparaissent pas sur l’étiquette.” Pour beaucoup de choses, nous voyons le véritable prix qu’après coup, qu’une fois qu’on en a fait directement l’expérience et qu’il est trop tard pour contester la facture.  Dans les affaires d’argent, le secret réside dans la compréhension du prix d’entrée et dans l’acceptation de devoir le payer. A ce titre, il faut considérer que rien n’est gratuit et qu’il est préférable d’identifier les frais cachés avant de s’engager.

16. Ne pas imiter les gens qui jouent un jeu financier différent du nôtre.

Beaucoup d’investisseurs ont tendance à vouloir s’inspirer de certains de leurs pairs. Cette approche est une erreur car les gens ne jouent pas au même jeu. Les individus ne partagent pas les mêmes objectifs, les mêmes ressources ou les mêmes horizons de placement. 

17. Cultiver une attitude pessimiste

Le pessimisme est une attitude intellectuellement envoûtante qui attire davantage l’attention que l’attitude optimiste, souvent accusée de faire fi des risques. Cela s’explique par plusieurs facteurs : notre aversion asymétrique à la perte ou encore le fait que les progrès sont trop lents pour être visibles alors que les crises arrivent trop brusquement pour être ignorées. Une attitude pessimiste aide à modérer les attentes. Se préparer à ce que les choses se passent mal est le plus sûr moyen d’être agréablement surpris si elles se déroulent bien.

18. Comprendre le pouvoir des récits

Les fictions et les histoires sont attirantes et généralement plus fortes que les statistiques. Elles ont le pouvoir d’être soit le carburant qui alimente les éléments tangibles de l’économie, soit le frein qui bride nos capacités. Au niveau individuel, deux leçons sont importantes à retenir pour gérer son argent dans un monde qui fonctionne aux récits : 

    1. Plus on désire qu’une chose soit vraie, plus on est susceptible de croire dans un récit qui surestime la probabilité qu’elle le soit.
    2. On a une vision seulement partielle du monde, mais on se forge un récit global pour combler les trous.

Finalement, l’important est de reconnaître l’ampleur de ce que l’on ignore et que l’on ne peut pas contrôler.

19. Suivre ces 13 principes

A la fin de l’ouvrage, Morgan Housel résume ses recommandations pour prendre de meilleures décisions financières. Concluons ce résumé par le rappel de ces 13 règles : 

    1. Garder une attitude humble dans les moments de succès et être compatissant dans les moments difficiles.
    2. Eviter l’égocentrisme
    3. Ne pas laisser les préoccupations financières perturber son sommeil 
    4. Elargir son horizon temporel
    5. Accepter l’incertitude
    6. Utiliser l’argent pour maîtriser son temps
    7. Se montrer agréable et éviter l’ostentation
    8. Epargner
    9. Identifier le coût caché du succès et être prêt à le payer
    10. Valoriser la marge d’erreur pour éviter les mauvaises surprises
    11.  Éviter les extrêmes dans ses projets financiers
    12. Prendre des risques à long terme
    13. Ne pas se laisser influencer par ceux qui ont une approche financière différente.

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Résumé : Eat Smarter – Shawn Stevenson

Un jour,  Shawn Stevenson se casse la hanche et les médecins lui diagnostiquent une maladie osseuse dégénérative. En surpoids, souffrant de douleurs chroniques et vraiment perdu, il décide de se reprendre en améliorant son activité physique et son alimentation. Les résultats sont incroyables car il parvient à perdre 20 kilos, à mieux dormir, à augmenter son niveau d’énergie et à se libérer de la douleur. A travers ce livre, Eat Smarter (lien affilié), il partage ses enseignements dans le domaine de l’alimentation dans le but de nous aider à régénérer notre métabolisme, améliorer notre cerveau et transformer notre vie. Dans cette synthèse, découvrons l’essentiel des différents chapitres. C’est parti !

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Résumé : Eat Smarter

L’alimentation est à la base de toutes les civilisations de l’histoire de l’humanité. Ce que nous mangeons a une incidence sur notre poids, notre capacité à nous concentrer, à communiquer et même à gagner de l’argent. L’auteur présente de nombreuses stratégies, cliniquement prouvées, pour aider le lecteur à s’améliorer dans le domaine de la nutrition.  Chaque section du livre explore un domaine dans lequel la nourriture affecte notre vie. 

    • La première section se focalise sur la science de l’alimentation et de la perte de poids.
    • Le deuxième partie explique comment l’alimentation est liée à la productivité, à la créativité et même à la mémoire.
    • Dans la dernière section, l’auteur explore l’importance de l’intervalle entre les repas et propose un programme sur 30 jours pour manger plus intelligemment

Manger pour perdre du poids

Compréhension du rôle, du stockage et de l’utilisation de la graisse corporelle.

La graisse corporelle est un organe

Le rôle premier de la graisse corporelle est de nous maintenir en vie. C’est un organe qui possède de multiples fonctions : 

    • maintenir les cellules ensemble. 
    • Permettre l’absorption et l’utilisation de nutriments liposolubles essentiels comme la vitamine D ou la vitamine A
    • Nous protéger des changements climatiques et réguler notre température corporelle
    • Jouer un rôle dans la gestion de notre système immunitaire.
Les différents types de graisses

Il existe plusieurs types de cellules graisseuses : les graisses sous-cutanée, viscérale et intramusculaire. Bien qu’ayant différentes fonctions, leur principal rôle est de stocker l’énergie. Toutefois, il y a aussi les tissus adipeux bruns ou graisses brunes qui brûlent de l’énergie au lieu de la stocker.

Un nombre de cellules graisseuses constant

Un point étonnant est que le nombre de cellules adipeuses dans le corps reste relativement constant tout au long de la vie. Lorsque la masse graisseuse du corps augmente, c’est la  taille de ces cellules qui s’accroît.

Utilisation de l’énergie = flux monétaire

On peut comparer la gestion du carburant dans notre corps à un flux monétaire. Tout comme la monnaie qui est nécessaire à chaque échange économique, l’énergie est impliquée dans chaque transaction dans notre corps. Lorsque nous mangeons un aliment, c’est comme si nous avions instantanément de l’argent liquide sous la main. Ce montant peut être utilisé très rapidement par l’organisme si nous le souhaitons. En parallèle, tout excédent peut être déposé sur un compte courant sous forme de glycogène dans nos muscles et notre foie. Cet argent/énergie est utilisable relativement rapidement. Puis, une fois que l’on a suffisamment de liquide et un compte courant bien approvisionné, l’excès d’énergie est conservé sur un compte de dépôt. Autrement dit, notre monnaie alimentaire excédentaire est stockée sous forme de graisse. Ce compte peut contenir beaucoup d’énergie en réserve mais elle est plus difficile d’accès.

L’utilisation de l’énergie est hiérarchisée

L’utilisation du carburant par notre corps fonctionne selon une hiérarchie. L’organisme utilise d’abord le glucose contenu dans le sang, puis le glycogène stocké dans les muscles et le foie, et ce n’est qu’à la fin qu’il décompose les graisses précédemment déposées 

L’énergie alimentaire = les calories

Dans le domaine de l’alimentation, l’unité communément acceptée pour mesurer l’énergie est la calorie. Le calcul de la valeur énergétique que le corps est capable d’extraire d’un aliment est plus difficile qu’il n’y paraît car elle dépend de multiples facteurs. On peut citer, la force et efficacité de la digestion, le type d’aliment lui-même, son mode de préparation, la composition de notre microbiome… .

Les multiples facteurs influençant la consommation des calories.

L’utilisation des calories est également fonction de plusieurs facteurs : 

    • La réaction du système immunitaire à divers aliments 
    • La masse musculaire et la longueur du tube digestif
    • Les interrupteurs métaboliques qui déterminent l’utilisation des calories, la libération de graisse corporelle et le stockage de graisse.

Les perturbateurs du métabolisme

Les enzymes jouent un rôle déterminant dans le stockage et l’utilisation de la graisse. Or, plusieurs éléments peuvent entraver ce mécanisme.

Les inflammations

L’inflammation fait partie de la réponse du système immunitaire face aux blessures et aux infections. Ces réactions peuvent gravement perturber le processus d’absorption des calories, notamment au niveau du foie, de la thyroïde ou de l’intestin. Les excès d’alcool, de médicaments, de suppléments ou des produits chimiques environnementaux sont des causes avérées du déclenchement d’inflammation.

Les dysfonctionnements hormonaux

Voici quelques-uns des principaux acteurs hormonaux indispensables à la bonne gestion de la graisse corporelle, et qui s’ils dysfonctionnent peuvent causer de lourds dégâts : 

    • L’insuline qui est responsable de stockage de l’énergie
    • Le glucagon dont le rôle est d’aider à extraire les graisses stockées dans les cellules adipeuses et le foie
    • Le cortisol qui aide à gérer la tension artérielle, à réguler l’inflammation ou encore équilibrer la glycémie
La dérégulation de l‘appétit

Le contrôle de l’appétit dépend de plusieurs facteurs 

    • La leptine qui est le chef de file des hormones de satiété et donne le signal d’arrêter de manger.
    • La ghréline (surnommée « l’hormone de la faim ») dont la libération stimule directement l’appétit, incite le corps à se nourrir et favorise le stockage des graisses corporelles. 

Soutenir son microbiome

Pour éviter de perturber notre métabolisme, il existe des aliments, nutriments et conseils alimentaires qui aident à réunir les conditions pour obtenir de formidables résultats diététiques. A ce propos, un point capital à comprendre est qu’un microbiote sain se caractérise par une communauté bactérienne diversifiée. L’enjeu est donc de favoriser une alimentation variée, équilibrée et de saison. La consommation d’un large éventail d’aliments est la clé. En voici quelques uns à ajouter à sa diète : 

    • les prébiotiques primaires tels que les pommes, les asperges, le cacao
    • Les fibres solubles comme les avocats, les patates douces, les carottes, les choux de Bruxelles, les poires, les nectarines, les brocolis, les pommes, …
    • Les fibres insolubles : les baies, les haricots, les lentilles, les épinards, le cacao, les patates douces, les céréales complètes, les pommes, les noix et les amandes.
    • De l’amidon résistant tels que les haricots ou le pain aux céréales complètes
    • Les aliments probiotiques comme le kimchi, la choucroute, le yaourt, les cornichons…

En veillant à consommer des aliments variés, on s’assure de fournir à sa flore intestinale les nutriments dont elle a besoin pour maintenir les fondements d’un métabolisme fonctionnel. 

Manger la bonne quantité de macros

Il y a trois grands types de macronutriments : les protéines, les graisses et les glucides ainsi qu’un liant : l’eau

Les protéines

Les protéines ne sont pas qu’un acteur unidimensionnel de la construction musculaire. Elles participent à gérer la glycémie, à brûler les graisses corporelles et même à réguler l’appétit. La consommation de protéines doit avoisiner les 30% des apports journaliers et il est préférable de privilégier la qualité et la variété plutôt que la quantité. Voici une liste d’aliments riches en protéine de sources végétales et animales : 

    • les œufs
    • les produits laitiers
    • les haricots, pois et lentilles
    • les noix et graines
    • les algues (la spiruline, chlorelle et AFA)
Les glucides croisés

Les glucides sont le principal moteur de l’insuline et du stockage potentiel des graisses. Une fois de plus, l’idée est de viser la qualité et la variété plutôt que la quantité. L’auteur conseille d’intégrer dans ses assiettes une portion de légumes à feuilles et des légumes non féculents. Les avantages sont multiples : 

    • obtenir les nutriments nécessaires à la perte de graisse, 
    • activer les hormones de la satiété qui nous protègent contre la surconsommation d’aliments moins nutritifs
    • se faire plaisir et manger des aliments que l’on aime sans saboter sa réussite. 
Les graisses

Les graisses sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Il en existe plusieurs types : les graisses saturées, monoinsaturées et polyinsaturées. Une fois de plus la clé est d’intégrer une grande variété de graisses saines à ses repas quotidiens comme les avocats, les poissons gras ou le chocolat noir.

L’alcool

L’alcool est l’apport énergétique brûlé en premier par l’organisme. Cependant, il est toxique pour le système et ne peut pas être stocké sous forme d’énergie dans le corps. Néanmoins, de nombreuses études montrent qu’une consommation légère à modérée d’alcool (au maximum deux verres par jour) ne présente pas un risque d’obésité accru. Par contre, son absorption en grande quantité est clairement liée à un risque accru d’obésité et à l’accumulation d’une plus grande quantité de graisse viscérale. 

L’eau 

L’eau permet littéralement la communication entre toutes les cellules, tous les tissus et tous les organes. C’est aussi l’élément de base indispensable à l’entretien de l’ADN, au maintien de l’intégrité du sang, à la création du liquide lymphatique, liquide céphalo-rachidien ou liquide synovial des articulations et des disques.

Voici quelques principes de base à respecter en matière d’hydratation : 

    • boire de l’eau minérale
    • filtrer l’eau du robinet pour éliminer les substance suspectes
    • adapter sa consommation à son poids corporel
    • garder une bouteille d’eau à portée de main à tout moment

Optimiser ses fonctions hormonales avec les micronutriments

Les micronutriments contrôlent ce que les Macronutriments sont capables de faire. C’est pourquoi il faut s’assurer de consommer suffisamment de minéraux essentiels, en particulier pour optimiser ses hormones.

D’une part, il faut privilégier les aliments naturels plutôt que les produits industriels transformés. D’autre part, il faut comprendre que la sensation de faim est directement corrélé aux besoins en micronutriments. Tant que le corps éprouvera un manque, la sensation de faim persistera.

Voici plusieurs aliments qui présentent des avantages indéniables pour notre métabolisme en termes de micronutriments.

    • Les fruits (myrtilles, cerises, noix, chocolat ou amandes)
    • les œufs
    • les poissons maigres et gras (sole, flétan ou cabillaud) 
    • les boissons telles que le café, le thé noir ou le thé vert
    • Les légumes (particulièrement les légumes verts, les légumes crucifères ou les  légumes-feuilles)
    • les épices (curcuma, gingembre, sel…)
    • Les huiles (huile d’olives, huile MCT)

Plongeons maintenant dans le monde de la nutrition et de la santé cognitive. 

Manger pour améliorer ses performances cognitives, ses relations et son sommeil

L’importance de la nutrition pour la santé cérébrale

Notre cerveau ne représente que 2 % du poids total de notre corps, mais il consomme 20 à 25 % de l’énergie ! C’est donc un organe gourmand en carburant et en nutriments. Voici quelques conseils alimentaires pour améliorer notre santé cérébrale. 

Boire suffisamment d’eau

L’eau est précieuse pour le métabolisme et les performances mentales. Le cerveau dépend fortement de minéraux électrolytes pour envoyer des signaux électriques à toutes les cellules cérébrales. Ces nutriments sont présents dans l’eau. Une bonne hydratation permet, entre autres, d’atténuer la fatigue, d’améliorer les troubles de l’humeur, de stimuler la mémoire à court terme et d’améliorer la concentration et les temps de réaction. 

Manger de bonnes graisses

Plusieurs aliments aident notre cerveau à conserver un état optimal de fonctionnement : 

    • Les omégas en particulier l’acide gras oméga 3 DHA.
    • Les graisses structurelles appelées : phospholipides
    • Les TCM (huile de coco, produits laitiers) qui constituent une source de carburant
Faire attention à son hygiène cérébrale

Voici quelques aliments réputés pour stimuler les performances mentales tout en favorisant l’hygiène cérébrale : 

    • Le curcuma agit comme une “cure thermale virtuelle”
    • Les noix réduisent le stress oxydatif et l’inflammation, et protègent les cellules cérébrales d’une mort prématurée.
    • La cannelle améliore la vitesse d’apprentissage en stimulant la plasticité de l’hippocampe.
Eviter le trop de sucre

Pour améliorer ses performances mentales, il convient d’éviter les aliments nuisibles. A ce propos, la drogue la plus nocive est la consommation répétée de sucre, car il entraîne une véritable addiction. Bien que le sucre soit une formidable source d’énergie, il ne contient que très peu de nutriments essentiels.

Privilégier des aliments et nutriments spécifiques

Voici quelques aliments et boissons qui favorisent la santé des cellules cérébrales : 

    • Les épinards
    • L’ail
    • Mûres
    • Le chocolat
    • Thé vert
    • Spiruline
    • Champignons
    • Café
    • Brocoli

La nourriture est le langage de l’amour

La nourriture est l’ingrédient qui nous unit, aussi bien autour d’une table à la maison, que sur la scène mondiale. 

Manger ensemble à la maison

Nos repas sont fortement influencés par les personnes avec lesquelles on les partage. Par exemple, des études montrent que les personnes qui dînent régulièrement en famille consomment plus souvent des fruits et des légumes et moins de sodas et d’aliments transformés. Le fait de manger ensemble est aussi l’occasion de se retrouver, de parler et de se connecter avec ceux qui comptent le plus. L’auteur conseille donc de mettre en place un rituel familial en planifiant quelques repas ensemble chaque semaine.

Cuisiner ensemble

Paradoxalement, notre système alimentaire fait que ça coûte moins cher de se goinfrer au fast food que d’acheter un panier de légumes sains. Or dans les sociétés occidentales, les taux d’obésité et de maladies chroniques grimpent en flèche. Le fait d’être créateur de notre environnement est un levier pour combattre ce problème. Cela passe par le fait de travailler à l’amélioration de sa propre santé et de son bien-être en s’exposant à des conditions plus saines. La cuisine permet d’utiliser des produits moins transformés, de comprendre ce que l’on ingurgite et in fine de mieux manger. En cuisinant ensemble, on s’offre aussi la possibilité de se décrocher du monde virtuel de la télévision et du smartphone pour créer plus de souvenirs du monde réel.

Soutenir le changement socio-économique

Notre demande pour une meilleure alimentation modifie la façon dont le marché évolue et accroît l’accessibilité aux produits sains. Les épiceries conventionnelles agrandissent leurs rayons bio, les restaurants proposent une offre plus soucieuse de la santé et les appellations et la traçabilité des produits se développent. L’auteur suggère de soutenir les personnes et les entreprises qui participent à rendre notre environnement plus favorable à une meilleure santé.

Prioriser la santé nutritionnelle d’un point de vue sociétal

En bref, ce que nous consommons affecte notre humeur, notre patience et notre capacité à établir des relations positives. C’est pourquoi il faut veiller à prioriser l’équilibre alimentaire à tous les niveaux de la société.

La nourriture est un moyen d’exprimer l’amour, renforcer les liens entre les individus et contribuer à leur bien-être. Cuisiner avec passion est un acte d’intégration qui visent à combler nos papilles mais aussi notre cœur. C’est pourquoi du point de vue de l’auteur, la nourriture est un véritable langage universel d’amour.

Les conseils nutritionnels pour un repos optimal

Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il joue un rôle dans la récupération physique et mentale, dans la régulation hormonale ou le renforcement du système immunitaire. Voici quelques recommandations en lien avec l’alimentation qui influencent la qualité de notre sommeil.

Maintenir le bon équilibre de sa flore intestinale

Les bactéries intestinales jouent un rôle titanesque dans la régulation des cycles de sommeil. En effet, les hormones et neurotransmetteurs liés au sommeil sont produits et stockés dans l’intestin. Le soutien du microbiome de cet organe est primordial si l’on veut bien dormir. Voici quelques-uns des nutriments les plus précieux pour favoriser un sommeil réparateur : le Tryptophane, la Vitamine B6, la Glycine, la Vitamine C, la Vitamine D, le Potassium, le Calcium, le Magnésium, les Oméga-3. La plupart sont contenus dans les aliments prébiotiques et probiotiques.

Optimiser le nettoyage du cerveau

Le cerveau est constamment en train de travailler, notamment pour éliminer ses déchets et favoriser son bon fonctionnement. C’est le système glymphatique qui assure le nettoyage et il est principalement actif lorsque l’on dort. Pour favoriser son efficacité, il convient de réduire ou même arrêter les aliments suivants avant de s’endormir : le sucre, l’alcool et le café.

S’appuyer sur des compléments alimentaires si besoin

Shawn Stevenson liste plusieurs compléments pour soutenir son sommeil : le Reishi,  la Camomille, la Valériane, le Magnésium, la L-théanine, la Mélatonine

L’intervalle entre entre les repas et le programme de 30 jours pour manger plus intelligemment.

Le fractionnement des repas

Pour l’auteur, la règle des “Trois bons repas par jour” est une loi bancale.

Une modification des habitudes 

Au cours de l’histoire, la fréquence repas s’est progressivement organisée autour du temps de production. Un petit déjeuner copieux permettait de travailler pendant une bonne partie de la journée sans interruption. Le problème est que nos habitudes alimentaires ont évolué mais le fonctionnement de notre métabolisme n’a pas bougé. Nos ancêtres se contentaient couramment d’un seul repas dans la journée, alors que de nos jours nous avons tendance à manger plus souvent. C’est pourquoi Shawn Stevenson suggère de revenir à une organisation alimentaire plus proche de celle de nos ancêtres notamment en privilégiant des temps de jeûne intermittent.

Prévoir des fenêtres de jeunes et de repas 

Un temps de jeûne améliore la fonction métabolique, car il facilite le brûlage des graisses comme carburant. Il rétablit aussi nos hormones de la faim et de la satiété. De plus, la restriction calorique durant le jeûne permet de répartir l’apport calorique durant la fenêtre des repas. Shawn Stevenson recommande d’inclure à ses journées une fenêtre quotidienne d’alimentation et une fenêtre de jeûne. 

Des outils intelligents pour réussir

La clé est de mettre en place des habitudes alimentaires flexibles de sorte à les adapter facilement à son mode de vie. Voici plusieurs conseils pour soutenir une transformation rapide de ses habitudes alimentaires.

Suivre la méthode de transformation FAST

L’acronyme FAST décrit une stratégie en quatre étape que l’on pourrait résumer ainsi : 

    1. Déterminer ses périodes idéales d’alimentation et de jeûne. La fenêtre de jeûne idéale doit durer entre 12 et 18 heures, par exemple en terminant son dîner à 20h et en cassant son jeûne par un déjeuner compris entre 8h et 13h.
    2.  S’adapter à son mode de vie en suivant plusieurs principes : 
      1. Etre cohérent, mais pas névrosé
      2. Différencier faim et l’habitude
      3. Garder l’essentiel à l’esprit
    3. Soutenir ses résultats grâce à divers aliments. Voici quelques aliments que l’on peut manger/boire durant la fenêtre de jeune : le café, l’huile MCT, le thé vert
    4. Suivre ses objectifs à la fois en termes d’apparence, de sensations et de performances. L’auteur invite à ne pas négliger ses sentiments subjectifs tels que la sensation de faim, la qualité du sommeil, la digestion ou le niveau d’énergie pour vérifier que le système d’habitudes ne crée pas de problème.
S’appuyer sur 5 outils pour favoriser un succès durable.

Shawn Stevenson aborde cinq clés qu’il considère comme les cinq secrets de l’alimentation SMART :

    1. Connaître solennellement sa personnalité en matière de régime. Il présente 4 types de profil, auxquels chacun peut s’identifier, de sorte à connaître ses points forts et ne plus être surpris par ses points faibles.
    2. S’occuper de son esprit. Cela passe par le fait de : 
      1. s’entraîner à changer les conversations dans sa tête
      2. Considérer les repas sains comme de délicieux plaisirs 
      3. Se parler à soi-même d’une manière affirmative et encourageante. 
      4. Faire l’éloge de ses résultats
    3. Poser les bonnes questions. Lorsque l’on pose une question, le cerveau se met instantanément en marche pour trouver une réponse. Ainsi, se poser une question aide l’esprit à penser en termes de solutions plutôt que de problèmes.
    4. Recadrer ses défis. Car selon  adage, « Nous ne nous élevons pas au niveau de nos attentes, nous tombons au niveau de notre entraînement ».
    5. Se traiter avec respect. Notre tendance à se comparer, couplée à un manque de respect de soi, est la voie du malheur et de l’échec. A l’opposé, la clé de la réussite revient plutôt à considérer le monde comme amical et bienveillant.

Un plan d’action intelligent sur 30J

Dans le dernier chapitre, Shawn Stevenson présente des recettes et un programme sur 30 jours pour améliorer son régime alimentaire. Pour résumer et conclure rappelons simplement deux grands principes du plan d’actions, qui synthétisent selon moi les éléments clés du livre : 

    • manger une grande variété d’aliments chaque jour en se basant sur les aliments listés dans les différentes parties
    • Suivre un jeûne intermittent qui s’adapte à son mode de vie en intégrant une fenêtre de repas et une fenêtre de jeûne dans ses journées

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